Golfe de Guinée: croisade contre la criminalité

 Un projet de sécurisation de cette zone soutenu par l’Union européenne a été lancé hier à Yaoundé

 

Le projet porté par l’Union européenne est intitulé « Réseau interrégional pour le golfe de Guinée  (GOGIN)».  C’est le nouvel outil mis sur pied par l’Union européenne (UE), pour le renforcement de la sécurité et de la sûreté maritimes dans le golfe de Guinée. L’initiative a été lancée hier à Yaoundé par le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé de la coopération avec le Commonwealth, Joseph Dion Nguté. C’était en présence de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Cameroun, S.E Françoise Collet, des représentants de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Commission économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la Commission du golfe de Guinée (CGG).
Dans sa déclinaison, le GOGIN vise à « soutenir la mise en réseau et le partage d’informations entre les mécanismes nationaux et les plateformes de coordination régionale de sécurité maritime », a expliqué le ministre Dion Nguté. L’objectif étant de participer à l’effort collectif qui s’est mis en place au lendemain du sommet conjoint CEEAC/CEDEAO/CGG sur le golfe de Guinée en juin 2013. D’ailleurs, d’après S.E Françoise Collet, Yaoundé se présente désormais comme la « ville-symbole du processus de l’architecture interrégionale de coopération » en matière de sécurité et de sûreté maritimes dans le golfe de Guinée. Une position stratégique du Cameroun et de sa capitale dans ce processus qui a pris de l’envergure le 22 février dernier, avec l’installation des responsables du Centre interrégional de coordination (CIC).
Le projet GOGIN, financé à hauteur de 6,1 milliards de F, sur une durée de quatre ans, permettra donc de renforcer la lutte contre la piraterie et les vols  à main armée en mer, la pêche illicite, le trafic des migrants, la traite des êtres humains et le trafic des drogues et d’armes. « Coopérer dans le domaine de la sécurité est une nécessité. Les menaces sont globales et transfrontalières, les réponses doivent l’être aussi », a précisé Mme Françoise Collet. Cette synergie va donc s’intensifier grâce à la signature d’un protocole d’accord entre Expertise France et la CGG, pour une mise en œuvre réussie du plan de lutte.
 

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