Sallah Junior Cheick Cissé:« Il faut toujours travailler pour arriver au sommet »

Premier africain médaillé d’or de taekwondo aux Jeux olympiques

Dix mois après votre médaille d’or olympique chez les moins de 80 kg avec la Côte d’Ivoire, il y a les championnats du monde. Vous y êtes très attendu…


Les nuages  sont terminés. Nous nous sommes fixés de nouveaux objectifs, à savoir les championnats du monde dans trois semaines à Muju en Corée du Sud et les Jeux olympiques de Tokyo en 2020 où je devrai défendre mon titre. Je me suis mis au travail.  Depuis le temps, mon entraîneur a élaboré un programme. Je m’entraîne trois fois par jour à raison de cinq jours par semaine. Si on se fixe des objectifs, il faut bien se donner des moyens pour les atteindre.  Cette médaille était non seulement la première en taekwondo pour le continent africain, mais également la première médaille d’or ivoirienne aux Jeux olympiques. Il y a eu de nombreux moments difficiles avant cette médaille. Quand Dieu veut donner quelque chose de bien à quelqu’un, il doit passer ces étapes. Il faut travailler encore et toujours pour arriver au sommet. Ce que j’ai fait. Actuellement, je sais que je suis très attendu.


Vous parlez de moments difficiles, quels sont-ils ?


Je me suis préparé difficilement et à chaque fois, je me suis arrangé à faire de bons résultats. J’ai été médaillé d’argent au grand prix organisé en Turquie, une médaille de bronze à Manchester. J’ai progressé doucement. J’ai été médaillé d’or de ma catégorie aux Jeux africains. Tout cela était marqué par des moments de découragement pendant l’entraînement. Je me retrouvais démotivé. Il m’est même arrivé de vouloir abandonner parce qu’à part le football, les  autre sports sont dits mineurs. J’ai rencontré de nombreux problèmes financiers. Des personnalités se sont ressaisies pour nous donner espoir et c’est cet espoir qui nous a permis d’arriver à ce niveau-là.


Vous êtes sportif de haut niveau depuis 2013. Que faites-vous pour durer au top ?


J’ai eu beaucoup de prix en 2013. Je suis devenu médaillé d’argent aux championnats du monde par équipe à Abidjan. Puis, j’ai eu une série de trophées. J’ai même été numéro 1 mondial.  Je suis appelé à travailler plus que les autres parce que j’ai désormais un titre à défendre, je suis attendu maintenant où que j’aille. Normalement, si  le  groupe travaille cinq fois par jour, je dois le faire sept à huit fois… Donc, avoir des séances personnelles en plus de celles avec le coach. Après la médaille olympique, j’ai été médaillé d’or à Agadir au Maroc. Je vais continuer de travailler et je pense que cela portera des fruits pendant longtemps.

 

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