Procès maurice kamto,FESPACO, déscentralisation au cameroun, nord west crisis

Economie

Faisons la monnaie

Ce n’est plus un secret pour les usagers d’une manière générale. La monnaie se fait de plus en plus rare. Au point où certains opportunistes ont déjà senti le filon. Ils se sont transformés en « vendeurs de petite monnaie ». Et comme le besoin est pressant, les gens adhèrent. Sauf que la monnaie ne devrait pas avoir une valeur marchande. Mais, puisque ce qui n’est pas interdit de manière formelle est permis, personne ne viendra blâmer ces nouveaux opérateurs économiques. Donc, en l’absence de textes encadrant cette activité « nouvelle », il n’y a rien d’illégal dans le « commerce de l’argent ».
Ce qui est à déplorer par contre c’est ce phénomène, sous divers visages, qui empêche la monnaie de circuler, ralentissant l’économie nationale, même à petite échelle. Il s’agit des personnes qui conservent la monnaie (billets et pièces), pour diverses raisons. En tête, les réfractaires au développement, praticiens de la thésaurisation qui continuent de garder leurs avoirs fiduciaires sous le matelas. Ensuite, les collectionneurs qui pour le plaisir, remplissent des bocaux entiers de pièces de monnaies, surtout les plus neuves, sans jamais avoir l’intention de les utiliser. Les bijoutiers et les artisans d’un autre genre qui ont pour matière première les pièces jaunes et argentées.
Il y a aussi ces commerçants qui s’obstinent à ne pas faire la petite monnaie à leurs clients, poussant parfois à rompre une transaction bien engagée comme les achats dans un supermarché ou même une pharmacie. Foulant au pied la loi selon laquelle « le client est roi ». Maintenant, il faut également s’assurer que la banque émettrice de cette monnaie en met suffisamment en circulation pour satisfaire le plus grand nombre, dans le respect des normes, bien sûr.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps