Messapresse: la recapitalisation en débat

Une assemblée générale extraordinaire  de la Messagerie de Presse du Cameroun s’est tenue hier à Douala

«On est prêt à ouvrir notre capital. Après il faut voir dans quelles conditions ça peut s’imaginer. » Ces mots, prononcés par Christian Carisey, directeur de l’international de PRESSTALIS et président de Messapresse, dans une interview parue dans CT du 20 juin 2016 au sortir d’une assemblée générale ordinaire, sont plus que jamais d’actualité, un an après. L’entreprise cherchant toujours repreneur pour son activité de distribution de la presse locale.
En effet, hier 15 juin 2017, Messagerie de presse du Cameroun (Messapresse) tenait deux assemblées générales. La première, ordinaire, visait à arrêter les comptes. La seconde, extraordinaire, avait pour objectif principal d’entériner la recapitalisation de l’entreprise de distribution de presse et de livres au Cameroun, tel que demandé par le Conseil d’administration lors d’une session le 28 avril dernier. Il était donc question pour les actionnaires, SOPECAM (Société de Presse et d’Editions du Cameroun) et PRESSTALIS, tel qu’annoncé dans un communiqué de l’entreprise publié le 17 mai 2017, de se prononcer sur un projet d’augmentation de capital à hauteur de 450 millions de F. Une recapitalisation par abandon de créances de l’actionnaire principal, PRESSTALIS. Sur les conclusions, rien n’a filtré à l’issue des travaux.
Cette assemblée générale extraordinaire survient dans un contexte où les relations entre Messapresse et les éditeurs de presse ne s’améliorent pas. En février dernier, Christian Carisey, lors d’une série de rencontres à Yaoundé avec le ministre de la Communication et les éditeurs, expliquait que 80% des journaux locaux sont invendus. L’entreprise a estimé son déficit annuel entre 150 et 180 millions de F, ses options étant donc que le gouvernement prenne en charge ce déficit financier ou que la commission sur la vente des journaux soit relevée de 40% à 50%. Deux propositions rejetées par les éditeurs de presse qui ont aussi leurs griefs à l’endroit de Messapresse, comme la mauvaise couverture nationale dans la distribution des titres locaux.
A côté de cette actualité et en attendant l’issue, hier jeudi, à la suite des AG, l’occasion a été saisie par Laurent Boin, Dg de Messapresse, de faire visiter les locaux de l’entreprise située non loin du carrefour Ndokoti, à Marie-Claire Nnana, directeur général de SOPECAM. Elle a ainsi pu découvrir la salle de distribution, la salle de traitement des invendus, le département « livres scolaires et littérature générale », un espace à aménager qui servira au stockage des livres.
 

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