Charlotte Dipanda dans les coulisses de l’Olympia

Le spectacle de samedi à Paris promet d’être saisissant. La chanteuse et ses musiciens affinent les derniers détails.

La porte de la salle A du « Studio bleu », logé dans le 10e arrondissement de Paris, s’entrouvre et laisse s’échapper, l’espace d’une fraction de seconde, des rires bien nourris. Pas d’erreur. On a bien trouvé le cœur des répétitions du spectacle à l’Olympia ce samedi 10 septembre de Charlotte Dipanda. L’ambiance est amicale, quasi fraternelle, entre la chanteuse et les douze musiciens choisis pour l’événement. Julien Pestre, le célèbre guitariste français de Charlotte (qui roule le duala comme un pur Sawa), est le chef d’orchestre. Il est midi. C’est l’heure de rassembler son petit monde. « Commençons les gars », lance-t-il, en distribuant la liste des chansons à travailler cette après-midi de mercredi aux instrumentistes. 
Charlotte Dipanda, entre deux ajustements vocaux, énonce quelques volontés à l’équipe. « La répétition aujourd’hui va être celle où on est tous là. Il faut qu’on se mette d’accord sur les différents enchaînements », demande-t-elle. Pour l’artiste, nul besoin de tirer en longueur, car tous comprennent ce qu’ils ont à faire. Des pros, tout simplement. La séance débute avec « Mouanyang ». La voix de la chanteuse est aussi douce et appétissante qu’une… Charlotte. Elle le demeure alors que les morceaux et leurs exigences vocales se succèdent. Accompagnée de Marilyne et Patricia, ses chœurs, elle déroule plusieurs titres, sous le regard attentif de son mentor, le bassiste Guy Nsangue Akwa. Entre autres, « Alea mba », « Bwel », « Ndolo Bukate »… Chut ! On n’en dit pas plus. Histoire de garder l’effet de surprise. Ce qu’on peut révéler en revanche, c’est que Charlotte Dipanda prévoit de danser à ce concert. Sur quelles chansons ? Désolé pour la torture, mais là aussi, ce sera le mutisme total. 
Merlin Nyakam, danseur et chorégraphe camerounais de renommée internationale, a travaillé d’arrache-pied avec elle depuis le mois de juillet sur cette chorégraphie. Elle n’aurait rêvé de personne d’autre pour diriger ses pas à l’Olympia. Le chemin de Nyakam croise celui de Dipanda alors qu’ils étalaient déjà leurs talents respectifs dans la bande à Manuel Wandji. « Quand elle m’a dit qu’elle avait besoin de moi pour l’Olympia, pour la coacher personnellement, je n’ai pas hésité. Ses chansons racontent des histoires et pour moi c’est très intéressant pour pouvoir créer », dit-il, avec tout l’enthousiasme et l’énergie qu’on lui connaît. Il sera sur scène avec trois danseurs de sa troupe « La calebasse ». « Le résultat va être sublime » : parole de Merlin Nyakam. Les répétitions se poursuivent jusqu’à ce que tout l’engrenage autour de Charlotte Dipanda, qui trépigne d’impatience en attendant samedi, soit bien huilé.
 

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