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Politique

Lutte contre Boko Haram: les troupes remobilisées

Sur hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armées, Joseph Beti Assomo est allé booster le moral des troupes, réconforter et encourager les blessés.

Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, était l’hôte de la 4e région militaire interarmées (RMIA 4) samedi et dimanche derniers. Il était porteur d’un message de félicitations et d’encouragements du chef de l’Etat, chef des armées, Paul Biya, aux militaires qui au péril de leur vie, mènent de manière courageuse le combat contre la nébuleuse Boko Haram. En même temps, il procédait à l’évaluation des opérations de lutte contre Boko Haram et du fonctionnement des centres d’instruction et de formation.
Première escale de ce périple au pas de course : Kolofata. Pour une rencontre avec les autorités administratives, au premier rang desquelles le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary, et la hiérarchie militaire, dont les généraux de brigade Valère Nka, commandant de la RMIA 4, et Bouba Dobékréo, commandant du 1er secteur de la Force multinationale mixte (FMM). Question de faire clairement comprendre à Boko Haram, que ses actions de ces derniers jours, trois attentats kamikaze à Mora et Kolofata et une attaque de poste à Bagaram, « n’entameront ni n’ébranleront le moral de nos troupes. Ils nous redonnent plutôt confiance, et le combat va se poursuivre et s’intensifier jusqu’à la victoire finale. Lentement, mais sûrement ». Mais pour ce faire, Joseph Beti Assomo a tenu à rappeler aux militaires que si «une guerre se mène par les armes, elle se mène aussi par la discipline ». Allusion claire au mouvement d’humeur de certains éléments de la FMM à Zigué le 3 juin dernier. « Vous êtes des militaires et non des miliciens. Votre professionnalisme est reconnu et respecté. Prenez vos instructions auprès de votre hiérarchie et non auprès de la rumeur et des réseaux sociaux, qui ne sauraient tenir lieu de source d’informations ». Afin que nul, dans les rangs de la troupe ne l’ignore. Au risque des sanctions prévues par le règlement de discipline militaire. Et de prôner le dialogue, l’écoute, la concertation. « Le militaire camerounais n’est pas bâillonné. Posez vos problèmes à votre hiérarchie, et des solutions seront apportées dans le cadre d’un dialogue constructif dans le strict respect du règlement militaire ».
Pouvait alors commencer le tour des centres d’instruction et de formation, le 42e Bataillon d’infanterie motorisé (BIM) de Mora, le centre d’entrainement et d’aguerrissement de Mindif. Ici et là, Joseph Beti Assomo, tout en faisant le tour du propriétaire, a touché du doigt les réalités de la formation des militaires, et les problèmes d’infrastructures auxquels sont confrontés les encadreurs et les apprenants dans leur quête du savoir et du savoir-faire. Il leur a présenté ses encouragements pour les efforts remarquables faits, malgré la modicité des moyens. Des réponses rapides, a-t-il promis, seront apportées pour que la qualité de la formation de nos militaires, reconnue sur le plan international, continue de porter haut l’étendard de notre pays.
 

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