Un plan prometteur au Sud-Soudan


L’annonce de l’apaisement au Darfour est encourageante. Rien ne dit que le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles ne trouveront pas une solution pour ramener la paix dans les régions troublées du Darfour, du Kordofan sud et du Nil bleu. Pour le moment, ce n’est pas encore le cas. C’est pour cette raison que l’annonce du chef de l’Etat soudanais, Omar el-Béchir, d’avant-hier est surprenante. 
Non seulement le président soudanais a annoncé que la paix est revenue au Darfour, il a également affirmé avoir rempli ses engagements et promis un avenir meilleur pour la région meurtrie. Alors que les pourparlers de paix avec les rebelles pour un cessez-le-feu, dans cette région déchirée par la guerre, sous l’égide de l’Union africaine(UA) sont dans l’impasse.  Comme de nombreuses populations du Darfour, du Kordofan sud et du Nil bleu, les rebelles se plaignent d’être marginalisés  par le gouvernement de Khartoum sur les plans économique et politique. Ils revendiquent également le respect de la diversité culturelle et religieuse du Soudan. Le gouvernement de Khartoum et les rebelles n’ont jamais pu s’entendre sur ces questions à telle enseigne que la guerre qui les oppose depuis 2003 s’est déjà soldée par au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés.
 Pour aplanir les divergences entre les deux parties, l’UA a initié en août dernier une feuille de route censée mettre fin aux années de conflit. Intervenant à la suite de nombreux autres accords de paix notamment celui de Doha de 2011, le plan de paix panafricain prévoit un cessez-le-feu dans les régions troublées, l’ouverture du processus de paix et l’implication des groupes armés dans le dialogue national lancé à Khartoum. Ayant constaté que les combats se poursuivaient entres les belligérants, le conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies(ONU) a observé que les dispositions pertinentes des accords de paix ne sont pas respectées. Il a donc prolongé d’un an le mandat de la Mission conjointe des Nations unies et de la mission africaine au Darfour (MINUAD).
Il appartient désormais au gouvernement soudanais et aux rebelles de respecter leurs engagements pour déboucher sur la paix et faire progresser la stabilité et le développement du pays.
 

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