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RDC: encore des charniers dans le Kasaï

La macabre découverte faite par le personnel de la Croix-rouge porte à 52 le nombre de fosses communes dans cette partie du pays

La vaste région du Kasaï n’en finit pas d’alimenter la chronique avec ses découvertes macabres. Des employés de la Croix-rouge congolaise ont décelé dix nouvelles fosses communes le week-end dans cette partie du centre du pays sur l’axe Tshikapa-Sumbula-Diboko. Une découverte confirmée par le procureur de la République. Ce qui porte à 52 le nombre total de charniers identifiés depuis le début de l’insurrection en août 2016. Selon Flory Kabange Numbi, procureur général de la République, une équipe constituée de magistrats et de forces de l’ordre y a été dépêchée à l’effet d’exhumer les corps. Il a par la suite indiqué que «le Parquet général de la République s’active à rechercher les éventuels tireurs de ficelles dans cette grave et sinistre affaire. Il s’agit d’une démarche en vue d’identifier avec précision les donneurs d’ordre, les commanditaires afin qu’ils subissent la rigueur de la loi».
Face à la presse, le magistrat a également annoncé avoir obtenu l’autorisation d’ouvrir une enquête sur Clément Kanku, député et président du Mouvement pour le renouveau, soupçonné d’avoir encouragé ces massacres. En mai dernier, le procureur de la République avait saisi le président de l’Assemblée nationale afin qu’il lui accorde l’autorisation d’ouvrir une enquête sur cet élu.  «La nature des faits et la gravité des indices entourant le député national Clément Kanku justifient l’exercice de l’action publique», a précisé le magistrat. Selon un enregistrement trouvé dans l’ordinateur de la Suédoise Zaina Catalan, l’un des deux experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) assassinés dans le Kasaï, Clément Kanku serait impliqué dans les violences liées à la milice Kamuina Nsapu dans le Kasaï. Depuis la mort du chef traditionnel Kamuina Nsapu survenue au cours d’une opération militaire en août 2016, les trois provinces du Kasaï sont le théâtre d’une extrême violence. Un récent rapport de l’Eglise catholique a fait état de plus de 3 000 personnes déjà tuées et de plus d’un million de déplacés du fait des combats.
 

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