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World Grand Prix Volley-ball: encore de l’espoir pour les Lionnes

Sports
Angèle BEPEDE | 11-07-2017 10:28

Rien n’est terminé pour les Camerounaises qui peuvent encore se qualifier pour le Final Four à Trinité-et-Tobago et au Venezuela.

Les Lionnes du volley-ball ont encore du boulot. La sélection nationale (19e mondiale) n’a pas su faire le poids lors des matchs de la 25e édition du World Grand Prix, poule 3-groupe 3. Les Camerounaises terminent avant-dernières du regroupement de Yaoundé avec 3 points, une victoire contre l’Algérie (31e mondiale) et deux défaites contre le Venezuela (113e mondial)) et la France (44e mondiale). Les matches se sont joués du 7 au 9 juillet derniers au palais polyvalent des Sports de Yaoundé. Un mauvais résultat qui relègue les Lionnes à la sixième place sur huit (les deux poules en jeu). Pourtant, il faut être parmi les trois meilleures équipes sur l’ensemble pour espérer disputer le Final Four en Australie. André Félix, head coach français, n’est pas là pour la victoire mais s’en réjouit : « Toutes les sorties sont bonnes pour apprendre. Si on peut apprendre en gagnant, c’est mieux ».
Finalement, les Lionnes n’ont même pas fait peur. Sur l’ensemble des trois rencontres, l’équipe emmenée par Jean-René Akono, désigné officiellement sélectionneur depuis mai dernier, a brillé par la fébrilité de son secteur réception. Le libéro, Nasser Raïssa, à qui la tâche était principalement dévolue, n’y est pas arrivé. Ses coéquipières, Flore Bikatal notamment, non plus. Elles ont accumulé des fautes qui ont permis à l’adversaire d’améliorer son score à chaque fois. Devant une France assise, un Venezuela régulier, les Camerounaises ont fait montre de faiblesse technique et individuelle. Même si l’entrée de Victoire L’Or Ngon Ntame est venue rafraîchir une équipe lessivée par le Venezuela la veille, le jeu collectif et la gestion des transitions ont déçu. Jean-René Akono tente de justifier ces manquements en conférence de presse. « Nos championnats respectifs sont terminés en France le 6 mai. Un manque de compétitions explique tout cela. Les fautes que l’on fait, on les gomme en ayant un vécu. Pour une compétition internationale, il faut un minimum de dix matchs amicaux. Nous nous sommes bien battus. Nous sommes énervés par les fautes que nous faisons », explique-t-il.
Nasser Raïssa devait-elle être le seul libéro pour cette compétition ?  Fride à Iroume Mekong,  non convoquée à ce poste, a pourtant encore de beaux restes à mettre au service de ses coéquipières. Henriette Koulla, passeuse, n’était pas assez forte pour assumer et organiser le jeu de ses coéquipières. Il faut encore du travail pour ce groupe qui accueillera la coupe d’Afrique des nations seniors dames cette année au palais des Sports. La semaine prochaine, « on espère faire mieux. Nous avons donné le meilleur de nous », annonce la capitaine, Christelle Nan Tchoudjang. La suite ? Ce sont des matches à Trinité et Tobago le 14 juillet et au Venezuela le 15 juillet, avant le Final Four. Tout est encore possible pour le Cameroun.

Le vainqueur accèdera au groupe 2

Un tournoi de prestige, un tournoi sur invitation, non une coupe du monde ou un championnat du monde. Le World Grand Prix, pendant féminin de la Ligue mondiale séniors masculine, remportée dimanche dernier par la France, permet aux sélections invitées par la Fédération internationale de volley-ball de se confronter à d’autres styles de jeu. Il permet aux sélections d’affronter les meilleures équipes de chacun des continents, en fonction de la position mondiale. Cette année, 32 équipes sont réparties dans trois groupes en fonction de leur niveau (groupe1, 2 et 3). Les équipes du groupe 3 (huit équipes, les plus « faibles » des 32), se rencontrent entre elles (Australie, Algérie, Cameroun, France, Hongrie, Mexique, Trinité-et-Tobago et le Venezuela). Des matchs sont organisés au Cameroun, à Trinité-et-Tobago et au Venezuela. Les trois premiers au classement combiné de la poule 3 disputeront le Final Four avec l’Australie, hôte de cette dernière étape. Le vainqueur du groupe 3 accède ainsi au groupe 2 où se retrouve le Kenya, champion d’Afrique en titre. Après l’étape de Yaoundé, le Cameroun retrouvera la France à Trinité-et-Tobago, pour des matches de la poule D 3 en espérant améliorer son classement. La dernière journée des matchs de poule se tiendra le 15 juillet au Venezuela. Il faut donc terminer parmi les trois meilleures des huit équipes pour s’envoler vers l’Australie où le champion du groupe sera connu après les matchs qui se joueront les 22 et 23 juillet prochains.

Parole à…

Howayda Mondy: « L’organisation était bonne »

Directeur exécutif à la Confédération africaine de volley-ball et membre du Comité de contrôle de la Fédération internationale

Quel bilan faites-vous de cette première étape du World Grand Prix dans le groupe 3 à Yaoundé ?
Je suis satisfaite. Je tiens à féliciter le peuple camerounais. L’organisation était bonne de façon générale. Excepté quelques problèmes qu’on note souvent dans l’organisation de manifestations de cette envergure, notamment en ce qui concerne la connexion Internet. Mais, c’est le propre de toutes les organisations. Le public a répondu présent de manière massive. C’est la première fois que je vois autant de supporters soutenir leur équipe de volley-ball, dans la victoire comme dans la défaite. L’ambiance était très bonne. A mon avis, c’est l’un des points positifs du tournoi. Je souhaite le meilleur pour l’équipe camerounaise, et pourquoi ne pas revenir ici l’année prochaine pour le World Grand Prix.
Quelle analyse faites-vous de la compétition sur le plan sportif ?
Le niveau était très bon, excepté pour l’équipe algérienne. Elle n’a pas joué à son niveau, compte tenu de son expérience dans la compétition. Mais de façon générale, je pense que l’équipe du Cameroun était l’une des meilleures du tournoi, malgré le résultat final. Elle a encore besoin de quelques ajustements sur le plan technique notamment. Avec davantage d’expérience et en jouant plus de matchs, elle fera un bon résultat. Je suis un peu déçue pour le Cameroun, notamment à l’issue du match contre la France. Les Camerounaises étaient proches de l’emporter mais je pense qu’elles n’ont pas suffisamment cru en elles. Elles ont bien joué la plupart du temps et même le coach français craignait un peu cette équipe.

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