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Grégoire DJARMAILA | 16-09-2016 00:01

A deux mois du tournoi, le Cameroun doit donner des assurances quant aux derniers réglages

Le coup d’envoi de la 10ème édition de la CAN féminine sera donné le 19 novembre 2016. A presque deux mois du début de cette compétition continentale, le compte à rebours est véritablement lancé. Aucun report de date ne sera plus concédé par la CAF. On se rappelle qu’à sa demande, le Cameroun, pays organisateur a déjà bénéficié d’une dérogation spéciale en obtenant un ajournement de la première programmation du 8 au 22 octobre 2016 pour  proposer la période allant du 19 novembre  au 03 décembre 2016. Le calendrier est donc calé. Le temps presse et il faut mettre les bouchées doubles ! Lors de leur dernière mission, les inspecteurs de la CAF ont donné un quitus au Cameroun à condition que les travaux engagés soient livrés à temps. 
A ce jour, les divers chantiers de travaux de construction ou de réhabilitation des infrastructures sportives et hôtelières sont réalisés avec une certaine satisfaction. Les derniers chantiers selon les prescriptions de la CAF doivent être livrés au plus tard le 31 octobre 2016. Rendu aujourd’hui à un mois et demi, le Cameroun pourra-il honorer ce délai ? Les informations en provenance des différents sites (stade Omnisports Ahmadou Ahidjo et stade militaire) sont, pour le moins, rassurantes. Sur les trois chantiers, il est, en effet, visiblement permis d’espérer que les délais contractuels seront respectés, même si au niveau de Mfandena l’on doit prendre au sérieux les revendications salariales des manœuvres. Dans les deux autres villes de Buea et de Limbe qui vont abriter les équipes et les compétitions, les chantiers évoluent également. Le nouveau stade omnisports de Limbe est en rodage depuis quelques mois avec des matchs internationaux des Lions indomptables. Les travaux de mise à niveau des stades d’entraînement (Molyko Stadium, le Middle Farm stadium et le Centenary Stadium de Limbe) sont en voie de finition. Au niveau des infrastructures hôtelières, les travaux de relifting et d’extension s’accélèrent sur le terrain. La plupart des hôtels retenus à Yaoundé, Buea et Limbe doivent  augmenter leurs capacités d’accueil. Sur le plan de la mobilité humaine, une nouvelle compagnie de transport urbain de masse, IRMAOS Mota Construçao, lance bientôt ses activités à Yaoundé et Limbe.
Mais le 19 novembre, c’est demain. Le Cameroun doit mettre les bouchées doubles pour les derniers réglages. Il s’agit notamment d’accélérer les derniers chantiers pour qu’ils soient livrés à date. Si le nouveau stade omnisports de Limbé a déjà fait ses preuves, il reste que les cinq stades d’entraînement devront connaître une accélération des travaux. Les travaux de bitumage des voies de contournement et d’accès aux différentes infrastructures doivent également connaître un coup d’accélérateur.  Le  Cameroun devra, en outre, équiper les stades de matériels modernes (sièges, restaurants, tribune de presse, connexion Internet, toilettes modernes et fonctionnelles, vestiaires et autres ...). Au niveau des hôtels,  les chambres, doivent être arrimées aux normes de la CAF avec l’exigence de deux lits séparés. Les autres aspects logistiques ne sont pas à négliger avec l’affinement du système de retransmission TV des matchs et les aspects relatifs aux visas. L’organisation de ce tournoi, est pour le Cameroun, un test pour l’organisation de la CAN masculine de 2019. Selon une loi non-écrite à la CAF, pour organiser une Can senior masculine, il faut avoir organisé au moins une CAN mineure. Le défi est donc double pour le Cameroun. 
 

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