Production locale de poisson: Ça progresse !
- Par Junior MATOCK
- 04 Jun 2026 06:06
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Avec une augmentation de l’offre qui cumule actuellement à 16000 tonnes par an et le relèvement des financements et des équipements mis à la disposition des producteurs, le Cameroun marque des points dans la quête de sa souveraineté dans cette filière.
La tenue à Yaoundé depuis le 1er juin dernier de la deuxième édition du Salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC), cadre par excellence de promotion de l’aquaculture, permet de prendre la température réelle des efforts réalisés dans la filière. Les assises se tiennent sous le thème « Les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture au Cameroun, comme leviers nationaux d’animation territoriale sur les plans économique, social et technologique », à l’initiative conjointe de l’Organisation interprofessionnelle pour le développement de l'aquaculture au Cameroun (OIDAC) et du ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia). Et d’après les producteurs et autres acteurs de la chaîne de valeur aquacole, le Cameroun ne marque pas le pas sur place. En d’autres termes, le frémissement est certain, au regard de certains indicateurs. D’après Jeanne Etoundi, présidente de l’OIDAC, il y a par exemple l’engouement et l’attractivité que l’on observe chez les pisciculteurs, notamment auprès des jeunes qui, de plus en plus, se lancent sans complexe dans le domaine. Selon elle, l’interprofession regroupe aujourd’hui plusieurs milliers de pisciculteurs structurés, comparé aux années précédentes où on en comptait un peu moins. L’une des régions citées en exemple est celle du Nord-Ouest qui, en dépit du contexte sécuritaire, compte 2000 pisciculteurs avec une production qui atteint désormais 24 tonnes de poisson par an. Elle compte à elle seule 34 coopératives piscicoles. La région s’illustre aussi par la maîtrise de la technique de fumage de poisson qui lui permet de durer plus longtemps. Du point de vue de la production, là aussi les chiffres démontrent que l’évolution est certaine. Le Minepia déclarait d’ailleurs lors du lancement officiel du SIAC mardi dernier que le volume actuel de produits halieutiques en aquaculture se situe entre 15 000 et 16 000 tonnes par an. L’ambition affichée est de la porter à 25 000 tonnes dans les prochaines années, a-t-il ajouté. Et cela est possible, compte tenu du potentiel hydrographique camerounais qui fait du Cameroun « une terre bénie », selon de nombreux producteurs. Autant le dire, ces résultats sont le fruit des politiques publiques mises en place par l’État. La boussole en la matière reste la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), avec comme instrument d’exécution, le Plan intégré d’importsubstitution agropastoral et halieutique (Piisah), dont l’objectif principal est d’accroître d’année en année la production locale, en réduisant les importations dont la facture en 2025 s’élevait à 230 milliards de F. Pour ce faire, de nombreux efforts sont également fournis du point de vue des financements. En 2025, c’est une enveloppe de 5 milliards de F que l’État a mise à la disposition des pisciculteurs, à travers la Banque camerounaise des Petites et moyennes en...
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