U ne chose est sûre : la Coupe du monde de football qui s’achève dans deux jours aux Etats-Unis a déjà marqué l’histoire. Avant même le coup d’envoi du premier match, le rendez- vous nord-américain avait revêtu son caractère spécial. D’abord par le nombre inédit de participants, 48. Ensuite par celui des pays organisateurs. Les trois géants de cette partie du globe (Etats-Unis, Canada et Mexique) s’étaient mis ensemble pour offrir au monde du football, une quarantaine de jours inédits en matière d’accueil, d’ambiance et de spectacle. A quelques heures de la fermeture des portes, ce Mondial a tenu ses promesses, et même plus que ça. Même s’il laisse tout de même un ar rière-goût étrange. Sur le plan sportif, le vainqueur de la compétition dimanche sera forcément un beau champion. L’Ar gentine et l’Espagne qui s’affrontent après-demain pour le titre sont bel et bien les deux meilleures équipes du tournoi. Celles qui sont clairement sorties du lot grâce à leur régularité, leurs talents, leur maîtrise et leur caractère. Que le champion du monde en titre conserve sa couronne, ou que le champion d’Europe en titre accroche une deuxième étoile à son maillot rouge, il ne s’en trouvera pas grand monde pour dire que ce sera usurpé. En tout cas, le dernier carré a été confisqué par les quatre meilleures équipes du classement mondial FIFA. Cela dit, ce Mondial-là a offert sa dose de polémiques et d’incompréhensions. Tout commence par ces visas refusés à des joueurs, encadreurs, arbitres et même supporters pour des raisons extra-sportives, sans forcément que leur situation individuelle ne soit di rectement indexée. Certains n’ont pas eu accès aux pays organisateurs en raison de leur origine, de leur casier judiciaire ou de leur réputation. L’idée du sport qui rassemble a donc été bien mise à mal au cours de ces semaines de compétition. Et puis, il y a eu ces nouvelles controverses autour de l’arbitrage. Avec une fois de plus l’assistance vidéo pointée du doigt. Au point où des personnalités influentes du monde du football en viennent à remettre en question l’utilisation de cet outil qui déshumanise sans arrêt le sport, au nom d’une recherche de la justice, de la décision arbitrale idéale. Ce qui est clair aujourd’hui, c’est que la VAR n’a pas résolu tous les problèmes. Elle en a plutôt créé d’autres, suscitant un nouveau débat sur sa raison d’être. Les représentants du continent africain en particulier, ont souvent crié à l’injustice et au complot devant soit une intervention jugée intempestive, soit un mutisme de l’assistance vidéo. Les Egyptiens par exemple gardent encore en travers de la gorge, les décisions prises lors de leur 8e de finale contre l’Ar gentine, alors qu’ils menaient (2-0). Ils auraient pu être les deuxièmes quarts de finalistes du continent noir à cette Coupe du monde. Mais finalement le Maroc a été le seul pays africain à atteindre ce niveau. Et puis les Lions de l&...
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