« Les coûts sont modestes dans les hôpitaux publics »
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 06 Aug 2026 03:23
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Dr Roger Etoa, médecin.
ne dame a perdu la vie ré cemment après des soins mé dicaux approximatifs adminis trés par des mains inexpertes. Elle n’est pas la première à re courir à la médecine clandes tine. De votre expérience, quels sont les principaux méfaits de ces pratiques ? Le contexte de pauvreté et de sous-information peut amener des patients à recourir à des soins clandestins ou à des lieux illégaux. Cela peut avoir des conséquences néfastes. Du côté des praticiens ou des formations sanitaires qui délivrent ce type de soins, il y a déjà des risques d’ordre pénal parce que des cas d’homicides in volontaires ou de pratique illégale de la médecine sont sanctionnés par le Code pénal camerounais. Il y a également des risques d’ordre civil parce que des victimes de ces actes peuvent demander des dédommagements. Il y a égale ment des risques administratifs. Les patients recevant des soins dans ces lieux illégaux sont un risque pour la santé publique et les autorités administratives peu vent être amenées à fermer ces formations sanitaires. Du côté des patients, le risque est principale ment des dommages corporels qui peuvent être mineurs ou qui peu vent créer des dommages beau coup plus importants. Cela peut aller des séquelles physiques ir réversibles au décès. Beaucoup justifient leur dé sertion des hôpitaux du fait des coûts ou de la qualité de l’accueil. Qu’est-ce qui peut être fait pour inverser cette perception ? Quand on compare les coûts de santé, ils sont relativement mo destes dans les hôpitaux publics. Chaque citoyen doit se soigner à la hauteur de sa bourse. Tout le monde n’est pas obligé d’aller dans une clinique privée. Il y a des hô pitaux publics comme les centres de santé intégrés ou les hôpitaux de district qui peuvent fournir des soins relativement adaptés pour les bourses des citoyens moyens. On a aussi des centres confes sionnels qui ont cette réputation de pratiquer des coûts pour des bourses modestes. Parfois, le fait de recourir à des formations sani taires illégales et qui ne pratiquent pas toujours des tarifs homologués et délivrent des prestations ou des médicaments non certifiés, parfois à des prix exorbitants, jouant sur la perception de la confiance des citoyens, peut ame ner à dépenser beaucoup plus cher. Il est mieux de recouvrir à des formations sanitaires publiques ou homologuées. La question de l’accueil est aussi réelle et c’est là où les efforts doivent être faits pour améliorer les capacités du personnel et améliorer l’expérience du patient. Cela peut se faire dans l’aménagement des espaces, les pratiques d’accueil et toutes les commodités nécessaire...
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