« Les charges ne sont pas réglées à temps »
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 06 Aug 2026 23:18
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Stanislas Joël Mvondo Ayissi, sous-directeur de l’environnement et du développement durable à la Communauté urbaine de Yaoundé.
Les ordures ont à nouveau envahi Yaoundé. Comment expliquer cette situation ? La gestion des déchets ne connaît pas de répit, pas d’interruption, ni de pause. Nous avons un mécanisme de gestion des déchets. Le mécanisme nécessite des financements disponibles à temps. Ce service est public et obéit aux règles de gestion des fonds publics. Il est donc payé après le service fait. La question du paiement du service fait est probléma tique, au regard de la situation économique globale du pays. Or, cette activité ne peut s’accommoder des retards ou d’indispo nibilité de paiements. Autre élément, ce sont les acteurs. Il y a en premier les pro ducteurs de déchets qui sont les popula tions, les entreprises, les marchés, les in dustries. Ensuite, nous avons les différents responsables du service de gestion des déchets. Concernant les déchets ménagers, nous avons le ministère de l’Environne ment et celui de l’Habitat. Avec la loi por tant Code général des collectivités terri toriales décentralisées, les CTD sont les premiers acteurs responsables de la ges tion des déchets. Au-delà, nous avons le secteur privé. En effet, l’administration n’a pas toujours la capacité d’avoir la res source humaine compétente. Si tous ces acteurs ne sont pas en harmonie dans les actions, quels que soient les moyens financiers mis à disposition, le service ne sera pas de qualité. L’infrastructure est aussi un élément capital. Si le réseau routier est en mauvais état, cela aura un impact sur le service. Dans les arrondissements tels que Yaoundé III et Yaoundé VI, les im mondices empêchent quasiment la circulation. Pourquoi la situation en arrive-t-elle là ? Aujourd’hui, les entreprises mobilisées ont des contrats valides. Sauf qu’à ce jour, elles ont émis des décomptes pour se faire payer. Elles sont financièrement essoufflées pour pouvoir gérer toutes ces charges d’exploitation au quotidien. L’entreprise qui intervient dans ces deux arrondissements connaît ce problème du financement. Celle qui intervient ailleurs a développé des mécanismes pour main tenir un certain niveau de service. La problématique aujourd’hui ne réside plus forcément au niveau de la collaboration. Les mécanismes qu’on essaie de mettre en place depuis 2025 intègrent la colla boration entre la communauté urbaine, les communes d’arrondissement, les pe tites entreprises de pré-collecte et les associations des quartiers. La commune d’arrondissement a la charge de l’enca drement des associations et PME de pré- collecte, pour une meilleure cohérence entre les activités de pré-collecte et celles de collecte. La défaillance au niveau des entreprises de collecte vient de ce que les charges d’exploitation ne sont pas toujours réglées à temps. Quelles solutions sont donc envisa gées pour permettre d’assainir au plus vite la capitale ? Dans la collaboration, il y a encore des in suffisa...
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