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Ignatius Ekale Netonda: « Le dynamisme des populations est un atout »

Regions
Eric Vincent FOMO | 13-09-2017 17:18

Sous-préfet de Batcham.

 

Comment se présente votre circonscription administrative ?


Après sa création comme district par le décret du 31 décembre 1960, Batcham a été ensuite érigé en  arrondissement à la faveur du décret du 17 décembre 1962. L’arrondissement a une superficie de 182 km². Il est limité au nord et à l’est par l’arrondissement de Mbouda; au sud par les arrondissements de Penka-Michel et Nkong-Ni (département de la Menoua) ; et à l’ouest par l’arrondissement de Wabane (département du Lebialem). Cette unité administrative a une population estimée à 150 000 âmes, répartie dans les groupements Batcham, Bangang qui ont des chefferies de 1er degré, et Bamougong qui a une chefferie de 2e degré.


Quels sont les atouts de Batcham?


C’est un arrondissement essentiellement agricole. Les populations pratiquent l’agriculture intensive et l’élevage. Vous verrez sortir de Batcham, en grandes quantités, des pommes de terre, des choux, des pastèques, etc. Il y a aussi l’élevage des ovins et des caprins dans la partie montagneuse de notre territoire. Au niveau du groupement Bangang, nous avons le Mont Bamboutos et les populations qui y sont installées pratiquent l’agriculture et l’élevage des porcs. Nous avons également  beaucoup de fermes avicoles, bien  que la grippe aviaire ait semé un peu le doute dans la tête des éleveurs. 


Qu’est-ce qui fait la force de cet arrondissement? 


C’est le dynamisme de ses populations. Prenons le cas du groupement Bangang. Ce groupement  regorge de grands opérateurs économiques qui n’hésitent pas à rentrer dans leur village, pour implémenter des actions de développement. D’autre part, Bangang dispose d’infrastructures, qui peuvent abriter des bureaux et des services administratifs. C’est pour cette raison que nous voulons y installer des structures de sécurité (unités de police, postes de gendarmerie). 


Quelles sont vos difficultés ?


Notre plus grande difficulté demeure l’enclavement. Les routes de ce bassin de production sont en mauvais état.  C’est un problème particulier, qui affecte les populations. Et malgré les efforts de la mairie qui a réalisé 200 à 300 kilomètres de routes inter-rurales jusqu’aux zones les plus reculées, il y a encore beaucoup de travail. A cause du relief accidenté, relevé de montagnes et de vallées. Nous remercions les pouvoirs publics pour le projet Himo, qui est en cours. Et de même, nous saluons à sa juste valeur, la route de désenclavement du bassin agricole de l’Ouest. Ce projet va permettre de désenclaver complètement notre arrondissement.
 

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