La recrudescence des attaques terroristes dans certains départements de la région de l’Extrême- Nord a suscité au sein des pouvoirs publics et des populations, une synergie d’actions.
D epuis les récentes at taques terroristes de sep tembre dernier, un vent de mobilisation générale souffle aussi bien au sein des forces de défense et de sécurité que dans les milieux administratifs et même des populations victimes de ces exactions criminelles dans la région de l’Extrême-Nord. Ces attaques ré currentes ont eu des conséquences humanitaires sur les populations qui ont été obligées d’abandonner leurs villages respectifs. En sep tembre dernier, l’on dénombrait 18000 déplacés internes du fait de ces exactions de Boko Haram soit un peu plus de 1500 ménages. Au-delà de Waza, plusieurs autres villages ont été ciblés par ces at taques terroristes. Depuis lors, le paysage urbain de Waza a connu une métamorphose. Des camps de fortune se sont spontanément ajou tés aux édifices publics et domiciles privés. Une situation qui s’étend bien au-delà du seul arrondissement de Waza. Notamment à Makary et Darak où des déplacements de po pulations ont été enregistrés du fait des enlèvements de personnes signalés. Heureusement pour ces déplacés internes, l’hospitalité et la solidarité des pouvoirs publics et des com munautés d’accueil ne se sont pas fait attendre. Avec en première ligne, le président de la République qui a dépêché le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo et le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji dans la région de l’Ex trême-Nord à l’effet de distribuer une assistance humanitaire et éva luer la situation sécuritaire. Une as sistance qui a contribué à réduire les souffrances des victimes de la secte Boko Haram. Au plan sécuri taire, les camps sont sous contrôle permanent des forces de défense qui y patrouillent jour et nuit. Ce, avec le concours des comités de vi gilan...
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