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Interdiction des armes chimiques: débat pour éveiller les consciences

Politique
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 14-09-2017 07:11

 Sur invitation du gouvernement camerounais, le directeur général  de cette organisation, Ahmet Üzümcü a donné une conférence hier à l’IRIC.

Sur les 190 Etats parties de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), 52 pays africains sont membres, dont le Cameroun qui a ratifié la convention y relative en 2016. Créée en 1997 avec pour siège La Haye aux Pays-Bas, cet organisme est chargé de faire appliquer toutes les dispositions de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC). Son objectif est l'élimination complète des armes chimiques dans le monde entier. C’est dans cette perspective que, en visite au Cameroun sur invitation du gouvernement camerounais, le directeur général de l’OIAC, Ahmet Üzümcü, a donné hier à Yaoundé une conférence à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC), dans le cadre du Forum diplomatique. C’était en présence du directeur de cette grande école, Salomon Eheth, de l’ambassadeur du Cameroun aux Pays-Bas, Odette Melono, de Félix Mbayu, secrétaire général du MINREX, avec pour modérateur le Pr. Elvis Ngolle Ngolle.
Au cours de cette échange sur le thème : « Convention sur les armes chimiques : mise en œuvre et réflexion sur l’Afrique », Ahmet Üzümcü a relevé la dangerosité de l’utilisation des armes chimiques pour les humains. Il a à titre illustratif mentionné les dégâts causés par l’utilisation de ce type d’armes dans la guerre civile en Syrie, notamment les massacres de la Ghouta, le 21 août 2013, et de Khan Cheikhoun, le 4 avril 2017. Une guerre qui a causé des milliers de morts chez les civils. « Les industries chimiques présentent un risque dans l’armement. De nombreux crimes sont commis par l’utilisation de certains gaz », a-t-il rappelé. Et d’ajouter que l’Afrique n’est pas épargnée par le terrorisme, d’où l’intérêt du sujet.
D’après le DG de l’OIAC, les États membres représentent déjà quelque 98 % de la population et des terres émergées du monde ainsi que 98 % de l'industrie chimique mondiale. De toutes les organisations internationales de désarmement, c'est elle qui connaît la croissance numérique la plus rapide. D’où le satisfecit d’Ahmet Üzümcü sur l’adhésion du Cameroun à cette convention et de sa volonté de lutter contre le terrorisme. Pour que la menace cesse de peser sur la planète, l'OIAC invite ceux des États qui traînent le pas à adhérer à la CIAC, afin que le monde soit débarrassé des armes chimiques pour la sécurité internationale.

 

 Ahmet Üzümcü: « Le Cameroun est un bon exemple»

Directeur général de l’OIAC

« Le Cameroun a un grand potentiel économique. Nous pouvons renforcer et soutenir l’évolution des pays africains à travers des formations. Il est vrai que la chimie  contribue au développement de nombreux pays, mais il faut relever que ceci comporte aussi des risques. Il faut empêcher l’usage malin de la chimie en mettant en place des mesures. C’est à chaque gouvernement de les prendre et soutenir les activités par les Etats membres. Cette convention contre l’utilisation de ces armes est importante pour les pays membres, y compris le Cameroun, qui a développé sa législation et sa mise en œuvre depuis l’année dernière. Une initiative que je félicite. C’est un bon exemple pour d’autres pays africains. Ceci va contribuer à la lutte contre le terrorisme qui affecte les pays de par le monde ».

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