Abdoullaye Daouda: Du parlement à la haute juridiction

A la faveur d’un décret présidentiel signé vendredi dernier, ce haut magistrat, jusque-là conseiller spécial du président du Sénat va achever le mandat de Bah Oumarou Sanda, au Conseil constitutionnel.

A près les couloirs de l’Assemblée nationale qu’il a longtemps sillonnés, et ceux du Sénat auxquels il s’habituait déjà, en tant que conseiller spécial du président de l’institution, Abdoulaye Daouda dépose ses valises au Conseil constitutionnel. Nommé le vendredi 16 octobre dernier au sein de cette institution par décret du président de la République, Paul Biya, Abdoullaye Daouda vient ainsi remplacer et achever le mandat du membre Bah Oumarou Sanda, dont le décès est survenu le 7 août 2026. La nomination de ce haut magistrat fait suite à la désignation par le président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo, après avis du Bureau de l’institution. La procédure en question s’inscrit dans le cadre des dispo­ sitions des alinéas 2 et 3 de l’article 51 de la Constitution qui encadre notamment la désignation et le remplacement des membres du Conseil constitutionnel. Ces dispositions prévoient, entre autres, que trois membres de la Haute ju­ ridiction sont désignés par le président de l’Assemblée na­ tionale, après avis du Bureau et qu’en cas de décès d’un membre, son remplacement est assuré par l’autorité ou l’organe de désignation compétent. Le membre ainsi désigné et nommé achève le mandat de son prédécesseur. « Avant le poste de conseiller spécial au cabinet du président du Sénat. Abdoullaye Daouda avait exercé les fonctions de Secrétaire général adjoint no 1 de l’Assemblée nationale,...

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