Démonétisation des pièces de monnaie: Incompréhensions sur le délai de validité
- Par Junior MATOCK
- 19 Oct 2026 15:13
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Depuis l’annonce du retrait de certaines gammes, automobilistes et autres acteurs économiques refusent de les prendre alors qu’elles restent utilisables jusqu’au 1er novembre.
J ack Ondombo, résident de la capitale, comme à son habitude, s’est retrouvé vendredi dernier dans un snack-bar réputé de la ville de Yaoundé, sis au quartier Mballa II, arrondissement de Yaoundé Ier, pour y passer du bon temps. La commande pas sée, il déguste, avec appétit, un morceau de porc braisé et une bière bien fraîche. Pour éviter que le parfum de son porc n’inonde ses mains, il achète un paquet de lingettes auprès d’un vendeur ambulant qui passe par là. Il est alors loin d’imaginer que cet acte viendrait saler non pas l’addi tion, mais sa soirée. Car, au moment de payer, il tend une pièce de 500 F mise en circu lation entre 1958 et 1985 à son interlocuteur qui refuse catégoriquement de la prendre, au motif que celle-ci n’est plus acceptée. Pour convaincre Jack Ondombo, il sort de sa poche, l’air agacé, deux autres pièces qui, malheureusement, sont de la même époque. « On ne prend plus ces pièces. Tous ceux à qui j’ai voulu les rem bourser ont refusé. S’il vous plaît, donnez-moi une autre pièce, mais je ne peux pas prendre celle-ci », objecte le vendeur. Bien avant, Louis Essama, agent de maîtrise dans une entreprise brassicole de la place, attend mercredi matin un taxi pouvant le conduire à son lieu de service. L’un d’eux marque un arrêt devant lui au lieu-dit Coron et, à l’aide d’un coup de klaxon, interpelle le brasseur qui donne sa desti nation. « Brasseries, 200 F dans 500 F », lance-t-il. Le chauffeur rétorque d’un ton ferme : « Vous avez une pièce de 500 F ? », Louis Essama acquiesce. Le chauffeur dé marre en trombe, non sans balancer : « Je ne prends pas cette pièce. On la refuse dans les stations-service ». Le re gard hagard, Louis Essama est choqué. Dans un supermarché situé au quartier Ekié, dans l’arrondissement de Yaoundé IV, Edwige Ngo Bahiya est tombée des nues lorsque la caissière a carrément refusé d’encaisser l’unique pièce de 500 F qu’elle lui a remise pour régler la facture de sa bouteille d’eau minérale. « Madame, nous n’encaissons plus ce type de pièce », dit-elle, sans au cune explication. Heureuse ment, Edwige a dans son sac un billet de 1000 F qu’elle lui remet, en précisant qu’il n’est pas du tout normal de refuser cette pièce. Le phénomène est tellement préoccupant que même dans les statuts What sApp, les plaintes enflent de partout à travers le pays. En effet, de plus en plus de chauffeurs de taxis, de cais siè...
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