Cacao biologique: Une initiative se met en place

Le ministre du Commerce a présidé la cérémonie de signature de convention hier entre une coopérative d’Ayos et l’entreprise internationale Protect First AG.

L e Cameroun veut produire d’ici quelques années un cacao biologique. Cette ambition a reçu la caution du gouverne­ ment hier, 19 octobre par la voix du ministre du Commerce (Mincom­ merce), Luc Magloire Mbarga Atan­ gana qui présidait la cérémonie de signature de la convention entre le président du conseil exécutif de l’Unité moderne de production de cacao d’excellence, Sebastien Mveng Ateba et Ralf van Deest, Ceo de Pro­ tect First AG, entreprise internationale spécialisée dans le commerce de ca­ cao. Les deux parties s’engagent à mettre en œuvre un projet de pro­ duction du cacao biologique, ce qui proscrit l’utilisation des produits chi­ miques tout au long de la chaîne. Fini donc l’utilisation des produits et des fertilisants chimiques. Le contrat signé hier est donc un contrat d'ac­ compagnement en vue de la recon­ version des producteurs, au cours de la période de transition. Pour le président du conseil exécutif les obs­ tacles à la mise en œuvre de ce projet ont été levés. « Notre coopé­ rative sait prendre des risques parce qu’au finish, le résultat suit », a-t-il rassuré. Les producteurs engagés dans le projet vont être sensibilisés avant de recevoir les intrants biologiques. « Nous allons distribuer ces produits pour qu’effectivement nous soyons rassurés parce que par nature, les produits biologiques coûtent un peu plus chers. Ce sera une période de reconversion qui va durer entre deux et trois ans. A la fin de la troisième année, il y aura l’audit de certification et c’est lorsqu’on aura reçu le certificat que nous pourrons dire que nous produisons le cacao biologique », a détaillé le porteur du projet. Son par­ tenaire a également déroulé la plus- value des produits bio pour le Ca­ meroun. « Il existe une forte demande en produits bio, mais l’offre est in­ suffisante. Non seulement en Europe, mais aussi aux États-Unis, voire en Asie. C’est ce qui nous a amenés, au cours des deux dernières années, à mettre en place une stratégie pour combler ce déficit. Le bio ne se ré­ sume pas à un marché au comptant, à une...

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