Transport d’élèves : trêve de négligences !
- Par Elise ZIEMINE NGOUMOU
- 26 Oct 2026 07:49
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F in tragique pour Curtis Tsoumelou, 12 ans, élève en classe de 5e au collège Charles Atangana à Yaoundé. Parti du domicile familial au quartier Ngousso à bord d’une moto-taxi le 12 octobre dernier, il a trouvé la mort au cours d’un accident de la circulation au lieu-dit Vallée-Nlongkak. Selon les témoins de la scène, l’engin à deux roues roulait à très vive allure. La traversée d’un nid-de-poule a suffi pour déséquilibrer et renverser la moto. Le conducteur a gravement été blessé à la tête. Il est toujours alité. Curtis Tsoumelou, cinquième d’une fratrie de six ne s’est plus jamais relevé. Il est mort sur place. Laissant ses proches dans une grande tristesse. L’élève assis à l’arrière n’a pu se sauver qu’en sautant avant la violente chute de l’engin. Le 6 octobre dernier, l’actualité a également été marquée par l’accident d’un bus transportant des petits du primaire et de la ma ternelle à Bandjoun, dans la région de l’Ouest. Le chauffeur a perdu le contrôle du véhicule qui a effectué plusieurs tonneaux, avant de finir sa course dans une zone agricole en contrebas de la route. L'accident, causé par un excès de vitesse selon les témoins, avait fait un mort et 29 blessés. Tous traumatisés. Ces accidents impliquant des enfants sur le chemin de l’école en cette période de classe, viennent à nouveau poser sur la table, la problématique du transport des élèves. Chaque matin, les rues de Yaoundé comme celles des autres villes du pays s’animent d’un spectacle qui suscite au tant la consternation que l’inquiétude. Des milliers d’élèves rejoignent leurs établissements. Si certains ont la chance de monter à bord de véhicules familiaux ou de bus scolaires plus ou moins réglementés, une immense majorité doit composer avec des : taxis surchargés, ou encore motos-taxis transportant parfois jusqu'à quatre enfants sans le moindre casque. Depuis le début des classes, la recrudescence des accidents de la circulation impliquant des apprenants est inquiétante. Le 12 octobre seulement, deux accidents survenus à Nlongkak et à Mvolyé dans la ville de Yaoundé ont coûté la vie à deux élèves et fait de nombreux blessés. Le 21 octobre, c’est un apprenant du lycée technique de Nsam toujours dans la cité capitale qui est aussi mort dans un accident de moto. Pour éviter de nouveaux drames, la mobilisation de tous est nécessaire. Sur ce tableau, le rôle des parents est crucial pour limiter l'exposition des enfants aux risques. Tous ne peuvent pas déposer leurs enfants à l’école en voiture, mais il est hasardeux de confier sa progéniture aux « benskineurs ». Le non-respect du Code de la route et la pratique dangereuse du « ramassage » (transporter 3 à 4 élèves simultanément sur une moto) ne facilitent pas la sécurité routière. D’ailleurs, s’agissant de l’accident survenu au lieu-dit Vallée Nlongkak, on se serait attendu à ce qu’au Grou pement régional de la voie publique et de la circulation pour le Centre, l’on apprenne que le conducteur était aussi un adolescent. Question de justifier ces agissements irresponsables sur la voie publique. Non ! C’était un homme de 35 ans. Lui-même père de cinq enfants. Il conduisait des véhicules avant de se lancer sur les motos, sans permis de conduire. Comment peut-on s’amu ser ainsi avec des vies humaines ? Etre « bendskineur » devrait-il toujours rimer avec conduite irresponsable ? Une enquête a certes été ouverte, mais tout porte à croire que parents et chefs d’établissements doivent revoir leurs manière de voir et d’agir en matière de transport d’élèves. Il est vrai que beaucoup de parents se débrouillent pour joindre les deux bouts. Mais assurer la sécurité de son enfant ne saurait être une option. C’est une obligation. C’est donc un peu trop facile de contacter le premier « bendskineur » du coin et lui confier le transport ses enfants. A-t-on pris la peine d’in terroger ses états de service ? S’est-on assuré qu’il a tout au moins un permis de conduire ? E...
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