Une terre d’accueil

24 heures
ESSAMA ESSOMBA | 22-09-2016 02:15

Le Cameroun une terre d’accueil dont le cadre juridique est favorable à la protection des réfugiés est resté fidèle à sa tradition d’hospitalité et de solidarité.

En lançant un appel, mardi dernier lors du sommet des dirigeants sur les réfugiés à New York, pour un soutien accru de la communauté internationale aux pays qui, comme le Cameroun, ont accueilli des centaines de milliers de réfugiés sur leur territoire, le président Paul Biya a, une fois de plus, mis en lumière les efforts de notre pays pour adresser ce qu’il qualifie lui-même comme « l’un des défis majeurs de notre siècle ». Le Cameroun abrite actuellement près de 350 000 réfugiés nigérians et centrafricains. Ils ont quitté leurs pays respectifs pour fuir les violences provoquées tantôt par le groupe terroriste Boko Haram basé au Nigéria, tantôt par les groupes armés antagonistes en RCA. Le gouvernement camerounais a créé huit camps de réfugiés pour leur encadrement et leur protection. Le plus vaste est implanté à Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord, et abrite plus de 80 000 réfugiés nigérians. Les autres sont répartis sur les sites suivants : Ngam et Borgop dans l’Adamaoua ; Gado-Badzéré, Timangolo, Mbile, Lolo et Ngari-Singo dans la région de l’Est. Il y a lieu de relever qu’à cause des exactions perpétrées par Boko Haram sur le territoire national, près de 96 000 Camerounais sont déplacés à l’intérieur du pays. 
Le gouvernement camerounais accorde non seulement l’aide et la protection aux réfugiés, mais aussi prend des dispositions, avec l’appui de partenaires, pour la santé, l’éducation, la sécurité. C’est dans ce contexte qu’il vient de signer avec le Haut Commissariat aux Réfugiés, institution onusienne dédiée, le 23 août 2016, une convention pour la prise en charge  des réfugiés. Le Cameroun apporte 30% et le HCR 70% des frais des médicaments. Il y a lieu de rappeler dans le cadre juridique, que le Cameroun est signataire de tous les traités sur les réfugiés, notamment la Convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés ainsi que celle de l’OUA sur les aspects propres aux réfugiés en Afrique. Notre pays a par ailleurs mis en place un comité inter ministériel, en relation avec les partenaires, pour la gestion de l’épineuse question des réfugiés.
En termes financiers, la  gestion de la question des réfugiés coûte cher. Selon l’ONU, en 2015, le Cameroun avait besoin de 95.32 milliards F pour adresser avec efficacité ce problème. Cet argent doit servir pour la santé, l’éducation, la sécurité, l’eau potable, l’hygiène, l’assainissement, les abris, l’énergie… Le pays est loin du compte. D’où l’appel du président Paul Biya pour un appui accru et une plus grande solidarité de la communauté internationale, pas seulement pour le Cameroun, mais aussi pour tous les pays qui accueillent les réfugiés.
 

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