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72e session de l’Assemblée générale des Nations unies: la touche de Paul Biya

Presidential
BADJANG ba NKEN | 26-09-2017 21:19

 En lançant un appel pressant en vue de l’instauration d’un monde de paix et de prospérité partagée, le président de la République souhaite que l’ONU devienne cette véritable communauté internationale que ses pères fondateurs appelaient de tous leurs vœux.

Les lampions se sont éteints hier sur la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies. La première du nouveau patron de la diplomatie mondiale,  Antonio Guterres. Invité à prendre part à ces assises, le président de la République, Paul Biya a séjourné tout au long de la semaine dernière à New York, en compagnie de la première dame, Chantal Biya. A cette occasion, il a fait une importante communication le 22 septembre à la tribune des Nations unies. Une déclaration à la fois pertinente et courageuse qui contribuera encore pendant longtemps au rayonnement diplomatique du Cameroun.
L’assemblée générale des Nations unies est un important cadre d’échanges entre les leaders du monde. Un rendez-vous du donner et du recevoir. On y va pour écouter, scruter les faits et gestes des autres, mais aussi pour exposer ses vues, apporter sa contribution aux grandes problématiques de l’heure. Les cadres formels d’intervention de l’Assemblée générale sont : le débat général et les réunions de haut niveau dont les thèmes sont connus à l’avance. D’autres espaces, à l’instar des audiences et réceptions permettent également au chef d’Etat de gouvernement et de délégation d’échanger sur des questions d’intérêt commun. Durant le séjour du président de la République à New York, la diplomatie du Renouveau a exploré toutes ces opportunités pour assurer une participation réussie du Cameroun à ces assises.
Les propositions du chef de l’Etat
De toutes les actions menées par la délégation camerounaise à la 72e Assemblée générale des Nations unies, celle qui aura le plus retenu l’attention est sans doute la déclaration faite par le président Paul Biya dans le cadre du débat général. Après avoir recensé les maux qui minent la paix à travers le monde : conflits armés, terrorisme, pauvreté, perturbations climatiques, le chef de l’Etat a fait une série de propositions pour y apporter des solutions durables. C’est ainsi qu’il a appelé à une mobilisation accrue contre le terrorisme ; à redonner la priorité à l’homme dans les actions, les politiques et les comportements ; à faire reculer la pauvreté dans un formidable élan de solidarité, dans lequel le geste est joint à la parole ; à offrir aux populations du monde entier des conditions de vie décentes.
En vue de la préservation de la planète contre les perturbations climatiques, Paul Biya préconise non seulement que des moyens multiformes soient mis par les principaux pollueurs à la disposition des pays pauvres pour leur permettre de promouvoir efficacement à leur niveau les objectifs de l’accord de Paris, mais aussi il poursuit son plaidoyer pour que soit préservé le bassin du Congo, deuxième poumon mondial après l’Amazonie et que soit sauvé le lac Tchad qui du fait de la sècheresse, a perdu à ce jour 90% de sa surface. L’autre proposition et non des moindres que le président de la République fait à la communauté internationale consiste à tenir l’engagement des pères fondateurs de l’ONU, en d’autres termes à prendre à bras le corps la grande question de la paix dans le monde. A cet effet, il appelle à nouveau les pays membres des Nations unies à s’unir dans une grande coalition en faveur de l’être humain.
Les engagements du Cameroun
En marge du débat de l’Assemblée générale se sont tenues à New York des réunions de haut niveau sur des sujets importants pour le Cameroun.
La réforme des Nations unies
Présentée par Antonio Guterres, cette réforme qui concerne à la fois le système des Nations unies et le Conseil de sécurité est portée par un groupe de personnalités avec à sa tête le président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump. Elle vise notamment  à soutenir le développement qui aide les Etats améliorer le sort des populations ; à renforcer la capacité de l’ONU à préserver la paix et la sécurité ainsi qu’à protéger les droits de l’homme. Une déclaration de soutien à cette réforme a été signée par 134 Etats sur les 193 membres de l’ONU. Parmi ces signataires, 25 pays africains dont le Cameroun. Pour le président Paul Biya, il est temps qu’une nouvelle architecture des Nations unies permette à l’Afrique « de mieux se faire entendre au sein d’une Assemblée générale revitalisée et d’un Conseil de sécurité qui lui ouvre d’avantage et équitablement ses portes ».
Le Pacte sur le climat
et l’environnement
Proposé par des intellectuels et porté par le président de la République française, Emmanuel Macron, il vise la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris sur le climat dont Yaoundé est signataire. C’est donc tout naturellement que le Cameroun apporte son soutien à ce Pacte qui réaffirme notamment la Déclaration de la Conférence des Nations unies sur l’environnement adoptée le 16 janvier 1972 ; la Charte mondiale de la nature adoptée le 28 octobre 1982 et la Déclaration de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développent adoptée le 14 juin 1972.
D’autres actions diplomatiques menées dans le cadre des réunions de haut niveau consacrées à la situation sécuritaire en RCA, ou à la lutte contre les abus sexuels dans le cadre des missions de paix des Nations Unies ont également reçu le soutien de l’Etat du Cameroun. Au total, c’est une activité diplomatique particulièrement dense que la délégation camerounaise conduite par le président Paul Biya a menée tout au long de la semaine dernière à New York. Une activité qui restera gravée en bonne place dans les annales des Nations Unies.

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