Côte d’Ivoire: Le projet de la nouvelle Constitution en examen

Presidential
Sainclair MEZING | 27-09-2016 11:00

Un conseil des ministres se tient demain à Abidjan  pour examiner et valider probablement la future loi fondamentale.

Le gouvernement ivoirien se réunit demain mercredi en conseil des ministres pour examiner et valider (probablement) le projet de la nouvelle Constitution. Présentée comme texte fondateur de la troisième République, la loi fondamentale en gestation devrait être examinée par la suite à l’Assemblée nationale le 5 octobre prochain avant d’être soumise à référendum en fin octobre. Ainsi, le très querellé article 35 sur la nationalité d’un candidat à l’élection présidentielle pourrait être modifié ou être tout simplement supprimé dans la future Constitution. Selon des indiscrétions, s’il arrivait que cet article soit modifié, la nouvelle formulation pourrait être qu’«un candidat à la présidentielle doit être de nationalité ivoirienne», sans allusion à ses ascendants. La future loi prévoit l’avènement du Sénat avec deux tiers des membres élus au suffrage direct et un tiers nommé par le chef de l’Etat. Pour être éligible, tout candidat devra avoir 35 ans au lieu de 40 comme par le passé. L’âge maximum fixé à 75 ans par la Constitution de 2 000 sera supprimé. Le président pourra aussi nommer un vice-président.

Si au sein de la majorité, l’avènement annoncé d’une nouvelle Constitution est salué, au sein de l’opposition, ce texte est qualifié de «mascarade». Aussi bien au sein du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo qu’au Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) de Charles Blé Goudé, l’on se dit déterminé à barrer la voie à ce texte. «Ce n'est pas la priorité de la très grande majorité du peuple de Côte d'Ivoire. C'est pourquoi le COJEP s'opposera à ce projet. Mobilisons-nous pour barrer la route à la Constitution de Ouattara», a précisé Hyacinthe Nogbou, premier secrétaire du COJEP.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

« La loi était devenue obsolète »

Economie
Josy MAUGER | 16-07-2018 10:22 | 0 0

   Sophie Mbenoun, directeur de la formation et de l’orientation professionnelle au Minefop.

Le chef de l'Etat vient de promulguer la loi régissant la formation professionnelle au Cameroun. Qu'est-ce qui justifie ce nouveau dispositif ?
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter