Responsive image

Des signaux au vert

24 heures
Jean Baptiste KETCHATENG | 13-11-2017 10:18

 Perturbé par des difficultés inattendues, l’environnement économique camerounais demeure capable d’éclore rapidement.

Qu’est-ce qui peut permettre de garder espoir dans un environnement économique et social fort troublé ? Poser la question en désignant le Cameroun, résistant aux chocs des crises économique et sécuritaire exportées sur son territoire, revient à souligner l’exceptionnelle situation de notre pays : un potentiel indéniable et des performances largement perfectibles.

D’ailleurs, au moment où se tenait ce deuxième Cameroon Investment Forum (CIF), deux nouvelles notables indiquent que les signaux demeurent globalement au vert.

La quinzième édition du Doing Business (2018) d’abord. Le classement par la Banque mondiale des espaces économiques où il est aisé de commercer et d’entreprendre a enregistré fin octobre la progression camerounaise de trois marches vers les sommets du classement. Un résultat notable de réformes.

Bien que, observe le président du Mouvements des entrepreneurs camerounais (Mecam), Daniel Claude Abate, « notre évolution dans ce classement se fait en dents de scie avec des reculs qui succèdent aux améliorations et vice versa, année après année. »

Le Cameroun, leader de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), a pourtant les moyens de sortir d’atteindre la partie supérieure du classement.

Il s’en rapproche : 47 points sur 100, tandis que le meilleur africain, Maurice, en compte 77. « Ce n’est pas un hasard s’il a signé un accord d’étape avec l’Union européenne, alors que les accords de partenariat économique n’ont pas été conclus pour toute la sous-région.

C’est bien parce qu’à la différence de tous les autres, il dispose d’une économie diversifiée dont une partie du produit s’insère dans cet accord. C’est le principal producteur des biens et services qui s’échangent dans la masse des 5% du commerce intra-communautaire », assure Pascal Youbi-Lagha, commissaire en charge du Marché commun de la Cemac.

C’est dire combien la récente facilitation (octobre-novembre) supplémentaire des échanges dans la zone Cemac, via les décisions de libre-circulation des personnes, peut aider l’investissement économique recherché. Officiellement d’ailleurs, l’espace communautaire et le Nigeria constituent la rampe de lancement sur laquelle Yaoundé entend s’appuyer pour son éclosion économique.

Avant la conquête du monde, à long terme. Pour y parvenir, a-t-on entendu au CIF, il convient de maintenir les feux au vert, mieux, de prendre les mesures qui en fonceraient la trame.
 

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter