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Des enjeux multiples

24 heures
Jean Francis BELIBI | 14-11-2017 18:14

Contexte

Les travaux qui s’ouvrent ce jour se déroulent dans un environnement où le Cameroun est appelé à faire face à de nouveaux défis.

Cela aurait pu être une session de novembre toute ordinaire, avec pour point d’orgue, l’examen et l’adoption du budget de l’Etat pour l’exercice 2018. Mais les députés et les sénateurs, qui reprennent le chemin des hémicycles vont travailler en tenant compte d’un environnement politique, économique et social tout à fait particulier.

Celui-ci a été clairement rappelé par le président de la République dans sa circulaire du 20 juin 2017 relative à la préparation du budget de l’Etat pour cet exercice.

Pas moins de 84 directives soustendent cette circulaire présidentielle. Au rang des principales préoccupations, il y a l’organisation attendue en 2019 de la Coupe d’Afrique des nations de football, compétition qui se jouera pour la première fois à 24 équipes et pour laquelle le chef de l’Etat recommande qu’un « accent particulier soit mis sur l’intensification des préparatifs ».

Il sera donc question pour les pouvoirs publics d’accélérer les préparatifs avec la construction des infrastructures devant accueillir cet événement qui va regrouper les meilleures nations africaines en matière de football. A côté de cette compétition d’envergure, l’on devrait aller vers la fin des travaux prévus dans le cadre du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance.

Comment ne pas mentionner le Plan triennal spécial jeunes, doté d’une enveloppe de 102 milliards de F et dont le président de la République souhaite voir l’opérationnalisation effective. Au plan social, les travaux de ce jour vont s’ouvrir dans un contexte que les parlementaires connaissent déjà.

Le Cameroun continue de faire face à des tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où les actes de violence contre les institutions de la République sont montés d’un cran avec le meurtre de quatre éléments des forces de défense et de sécurité par des individus munis d’armes de guerre.

Des actes barbares auxquels l’Etat est en train d’apporter une réponse vigoureuse avec l’interpellation de six premiers suspects impliqués dans l’assassinat de l’un de ces éléments, comme l’a révélé vendredi dernier face à la presse, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. L’on s’attend donc à voir les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale, de même que les parlementaires eux-mêmes prendre clairement position face à ces malheureux événements.

A cela, il faut ajouter la guerre que le pays mène contre la secte terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale et l’insécurité dans la partie orientale, du fait des incursions des bandes armées venues de la République centrafricaine. Il convient en outre d’ajourter que cette session pourrait avoir un oeil sur le calendrier politique camerounais.

Il n’est plus un secret pour personne aujourd’hui que 2018 sera une année électorale. Que ce soit dans le budget ou dans le cadre de l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale, les sénateurs et les députés pourraient être amenés à interroger l’exécutif sur la préparation des échéances attendues.

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