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Défi de l’offre, pression de la demande

24 heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM | 22-11-2017 06:46

 Le Contexte

Le projet d’extension de la riziculture est pensé à un moment où le besoin se fait sans cesse croissant.

En 2011, le Projet de développement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forêt à pluviométrie bimodale (Proderip), une initiative du gouvernement camerounais, a été mis sur pied avec le concours de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Trois ans plus tard, ce projet avait  déjà permis une augmentation de la production nationale de riz d’environ 2500 tonnes. Bilan à l’époque satisfaisant pour les responsables du projet, mais n’augurant pas d’un futur radieux pour l’ambition du gouvernement et de la JICA d’atteindre une production rizicole nationale de 650 000 tonnes à l’horizon 2018.

A la faveur de cet appui, l’on se souvient que le gouvernement camerounais a élaboré une stratégie nationale de développement de la riziculture, avec pour ambition d’augmenter la production nationale d’un peu plus de 100 000 tonnes à l’époque ; 650 000 tonnes à l’horizon 2018 et 700 000 tonnes d’ici à 2020. Cette stratégie reposait essentiellement sur l’augmentation du nombre de producteurs de riz dans le pays.

Mais aussi, la promotion de la consommation locale de la production de la Semry et d’autres structures, car jusqu’ici les Camerounais boudent le riz local au profit de la denrée importée d’Asie.

Le riz est parmi les denrées alimentaires les plus consommées au Cameroun, avec une moyenne d’environ 11 000 F dépensés par habitant et par an en milieu urbain, indique une enquête sur les ménages réalisée par l’Institut national de la statistique.

Mais, avec une production nationale annuelle qui ne dépasse pas 100 000 tonnes de riz paddy (généralement vendues au Nigéria), le Cameroun dépense en moyenne 120 milliards de F par an pour les importations, afin de satisfaire une demande nationale qui est officiellement estimée à 300 000 tonnes.

Vivement donc que les milliers de producteurs déjà formés (le Proderip souhaite en outiller 9000) à travers le pays puissent travailler à inverser la tendance, afin que comme le Sénégal, le Cameroun puisse ne manger que son riz, mais le proposer également aux autres pays.

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