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Le temps de la pédagogie curative

24 heures
Serges Olivier OKOLE | 23-11-2017 06:29

  Le Contexte

C’est le sens de la campagne de sensibilisation lancée par la CONAC lundi dernier au sein la communauté éducative et universitaire.

«Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait… » Finalement, il n’y a pas mieux que cette vieille pensée qui tombe sous le sens, pour comprendre les tenants et les aboutissants de la « campagne de sensibilisation de la communauté éducative à l’ éducation à l’intégrité et à la création des clubs d’intégrité dans les universités et les instituts privés d’enseignement supérieur (IPES) », lancée lundi dernier au campus de l’université de Yaoundé I par la Commission nationale anti-corruption (CONAC).

Dans un contexte où, selon le recteur de l’université de Yaoundé I, le Pr. Maurice Aurélien Sosso, « par le numérique, le droit de copie est nul et le partage instantané, il est d’autant plus important que les notions telles que l’intérêt général, le bien public, le comportement citoyen, la justice, la paix, le respect d’autrui, le travail, le sens de l’effort, le sens de l’Etat, etc., soient enseignées à nos étudiants… ».

Une tirade judicieusement énoncée, pour expliquer que, si la semence est bonne et bien entretenue, la récolte n’en sera que meilleure…

Il faut se le dire, et ça aussi c’est une vérité de La Palice, le champ universitaire est très fertile à la corruption. Entre le phénomène de « notes sexuellement transmissibles (NST) », le cas des 277 agents frauduleux épinglés en 2014 au sein de l’université de Yaoundé I, les nombreux cas d’atteinte à l’éthique, à la dignité et à la déontologie universitaire au sein de la communauté tout-entière, les pratiques honnies sont nombreuses.

Il faut les éradiquer. Plutôt que d’admonester étudiants, enseignants et autres agents administratifs, la démarche de la CONAC se veut didactique et participative.

Le double volet de la campagne, notamment la sensibilisation à l’éducation à l’intégrité d’une part et la création des clubs d’intégrité dans les universités et les IPES d’autre part, devrait pouvoir mener à des résultats probants dans la construction du « Cameroun exemplaire » que le Pr. Maurice Aurélien Sosso a évoqué, s’inspirant des prescriptions du chef de l’Etat.

Dans tous les cas, aussi bien pour la CONAC que pour les universités et autres IPES, la campagne lancée lundi dernier marque le début d’une nouvelle ère, celle de la formation à la base d’une nouvelle génération de dirigeants probes et intègres.

Pour illustrer la pensée et les objectifs de cette démarche, nous emprunterons encore au Pr. Sosso cette ultime réflexion : « L’avenir, dit-on, appartient à ceux qui ont 20 ans aujourd’hui.

En s’engageant aussi fort dans la formation des étudiants aux valeurs d’intégrité et d’éthique, ce sont les intérêts à long terme de la société que nous préservons ».

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