Des efforts constants

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 04-10-2016 23:33

Des actions pour améliorer les conditions de travail et de vie des enseignants sont notables. Mais il en faut un peu plus pour redorer l’image de cette noble profession.

La Journée Mondiale de l’Enseignant (JME) dont la 22e édition se célèbre ce jour est une institution de l’Unesco depuis 1994. Ce point de départ coïncide avec l’adoption de la Recommandation Oit-Unesco sur la condition du personnel enseignant. En adoptant cette Recommandation, les gouvernements des pays6membres « ont à l’unanimité reconnu l’importance fondamentale pour la société de pouvoir disposer de travailleurs hautement qualifiés dans le domaine de l’éducation, aptes à faire de leur mieux pour la génération future ». Dans cette charte, les Nations unies désignent comme enseignant «  toutes personnes qui, dans les écoles, ont charge de l’éducation des élèves ». 
Au Cameroun, la grave crise économique des années 80 a contraint le gouvernement à une baisse drastique des salaires des fonctionnaires et dont les enseignants. Mais depuis quelques années, les pouvoirs publics multiplient les efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Les enseignants du corps de l’éducation nationale disposent d’un statut particulier depuis 2000. Les dispositions de ce statut fixent l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les enseignants fonctionnaires. Trois primes (documentation, recherche et enseignement) sont instituées. Egalement prévues dans ce statut, les palmes académiques qui sont des distinctions honorifiques et scientifiques visant à valoriser le mérite des personnels enseignants du secteur de l’éducation nationale sont attribuées depuis la 21ème JME en 2015. Cette année, le Conseil national d’Attribution des Palmes académiques a trié 1 163 dossiers sur les 2 463 à lui soumis. Dans le secteur de l’éducation de base, désormais les instituteurs poursuivre leurs études dans les universités filières professionnelles comme Sciences de l’éducation ou Didactique ouvertes dans les Ecoles normales supérieures des universités d’Etat. La prise en charge des enseignants en cours d’intégration (ECI) connaît une certaine amélioration grâce à l’octroi d’une avance de solde en attendant l’aboutissement de la procédure d’intégration à la Fonction publique de ces jeunes enseignants.
Au niveau de l’Enseignement supérieur, la prise en charge financière de tous les enseignants par le ministère des Finances a permis de stabiliser leur situation salariale. Grâce au Compte d’Affectation spécial créé depuis 2009,  pour la modernisation de la recherche universitaire, l’Etat alloue tous les trois mois une prime de recherche à plus de 2 500 enseignants-chercheurs des universités publiques.
Des efforts qui sont certes louables mais qui ne contentent pas les syndicats des enseignants. Ces derniers revendiquent une revalorisation de leurs salaires et de leurs primes jugées dérisoires. Ils réclament en outre l'intégration dans le statut particulier des corps de l’éducation nationale,  des enseignants d'Eps et des instituteurs contractuels. Une bonne partie des enseignants du secondaire est aussi retournée contre les  critères qu’ils jugent peu transparents les critères de nomination aux postes de responsabilité. Malgré l’allocation d’une avance de solde aux jeunes enseignants, les lenteurs observées dans la procédure de leur intégration à la Fonction publique sont enregistrées dans la litanie des griefs présentées au gouvernement.
 

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