Il faut mener le bon combat

24 heures
Rousseau-Joël FOUTE | 28-11-2017 09:47

Regard

L’université de Buea et celle de Bamenda ont pris le train de la rentrée pour le compte de l’année académique 2017/2018, après les perturbations enregistrées pendant l’année académique écoulée. On sait que c’est toujours dans le contexte de la crise dite anglophone que les étudiants ont repris le chemin du campus dans ces deux universités d’Etat.

Il est déjà heureux de constater que les acteurs de la communauté universitaire ont bien compris que l’activisme des séparatistes ne saurait constituer un obstacle au bon déroulement du cycle pédagogique dans ces temples du savoir.

A Bamenda, la quête de l’excellence est même le leitmotiv. Le corps enseignant est engagé dans une démarche-qualité visant à dispenser des cours de bonne facture.

L’engagement de la communauté universitaire à s’investir pour une année académique sans anicroche dans ces deux régions du pays doit être encouragé. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs pris les mesures de sécurité qui s’imposent afin que les étudiants puissent jouir de leur droit inaliénable à l’éducation.

Le décor est planté, puisque les responsables, les enseignants, le personnel d’appui et les étudiants répondent à l’appel. La balle est en réalité dans le camp de ces derniers.

Ils doivent faire preuve de plus d’assiduité et d’engagement s’ils veulent étancher leur soif de savoir. Car, en dernière analyse, ce sont les étudiants qui suivent les sirènes du désordre qui sont les plus grands perdants. C’est eux qui ont un avenir à construire et non les personnes tapies dans l’ombre qui les instrumentalisent.

Les manipulateurs basés dans des pays étrangers appellent leurs « frères » restés au pays à boycotter les cours alors que leurs enfants, là-bas, fréquentent normalement les écoles et les universités. Alors, qui trompe-t-on ? En tout état de cause, la présence des étudiants dans les deux campus montre que les « cop’s » de Buea et de Bamenda ne sont pas tous dupes.

Ils ont compris que le bon combat, celui qui vaut la peine d’être mené, c’est le combat contre l’ignorance qui ne peut être gagné que s’ils profitent du cadre mis en place pour leur formation. Et cette formation n’aura de la valeur que si elle est crédible et utile, c’est-à-dire, en adéquation avec les exigences du marché du travail.

Pour ce faire, cette formation doit respecter les standards internationaux en la matière, en termes de nombre d’heures de cours théoriques reçus, ou de durée d’apprentissage en entreprise.

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