Téléphonie mobile: Vodafone n’est pas un nouvel opérateur

Economie
Félicité BAHANE N. | 05-10-2016 22:49

Un établissement local d’exploitation des réseaux de communications électroniques a signé un accord de franchise avec la firme anglaise afin d’utiliser son nom. 

C’est très clair au niveau de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun (ART) : Vodafone Cameroon est, en réalité, le nouveau nom commercial de la société camerounaise Northwave Sarl, détenue à 100% par le groupe Afrimax. Ce dernier vient en effet de signer un accord de franchise avec l’opérateur anglais Vodafone, afin d’utiliser son nom dans ses activités commerciales. L’usage de ce label devrait garantir une certaine qualité des services. Northwave, désormais Vodafone Cameroon, est un établissement d’exploitation des réseaux de communications électroniques, spécialisé dans la fourniture de l’accès et les services Internet à très haut débit (4G LTE). Cette structure est également autorisée à fournir le service-support, les réseaux privés virtuels (VPN), la revente de trafic téléphonique (à l’exemple de Set mobile) et la fourniture au public des services à valeur ajoutée. 
Pour nombre d’usagers, l’arrivée de Vodafone au Cameroun a été perçue comme l’entrée sur le marché local d’un nouveau concessionnaire de téléphonie mobile. L’ART assure qu’il n’en n’est rien. Vodafone est bel et bien un nouvel opérateur, mais pas au même titre que Camtel, MTN, Orange et Viettel. Il faut comprendre qu’au Cameroun, l’accès au marché des télécommunications est soumis à deux régimes : l’autorisation et la déclaration. L’autorisation comporte trois paliers. D’abord, la concession accordée par le gouvernement représenté par les ministres en charge des Télécommunications et des Finances. Le pays compte actuellement quatre opérateurs de concession que sont Camtel, MTN, Orange et Viettel (qui opère sous le nom commercial de Nexttel). Le deuxième palier de l’autorisation, signé uniquement par le ministre en charge des télécommunications, donne droit à la licence, pour la fourniture de l’accès Internet. Une trentaine d’opérateurs évoluent au Cameroun avec une licence d’exploitation : Northwave (désormais Vodafone Cameroon), YooMee, Matrix, Creolink, etc. Le dernier palier de l’autorisation, également accordé par le ministre en charge des télécommunications, accorde un agrément notamment pour la fourniture d’équipements de télécoms. Après les autorisations, vient en second lieu le régime des déclarations. Celles-ci sont signées par l’ART, généralement aux revendeurs de trafic.
 

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