Nos habitudes à risques

24 heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM | 05-10-2016 23:03

L’alimentation et l’absence d’activités physiques sont quelques facteurs qui peuvent mettre en danger de cœur. 

Les médecins ne cessent de le rappeler à la population depuis de nombreuses années.  « La modernité » dans laquelle les populations s’installent de plus en plus, a tendance à les exposer davantage aux maladies cardiovasculaires. Selon des spécialistes, la mode des fastfoods, des aliments précuits ; le penchant, malgré la sensibilisation, aux aliments trop salés, avec beaucoup de matières grasses, sources de cholestérol, sont des habitudes qui exposent les uns et les autres. Les femmes peuvent en témoigner. L’association de cubes et de sel dans les mets tarde à sortir des habitudes. Idem pour les frites à tout vent et l’huile qui doit flotter au dessus de la sauce…
Les sociétés brassicoles et autres producteurs et importateurs de boissons alcoolisées continuent de se frotter les mains, tellement les Camerounais sont adeptes de ces produits. Ces personnes qui boivent sans se contrôler, en toutes occasions. Pourtant l’alcool est l’un des facteurs à risques des maladies cardiovasculaires, qui de l’avis des spécialistes, causent 17 000 décès par an au Cameroun.  Autre attitude décriée qui peut attirer les maladies cardiovasculaires, la sédentarité. « Les gens ne bougent plus assez. Tout le monde préfère prendre un véhicule au lieu de marcher, même pour une courte distance ; prendre un ascenseur au lieu des escaliers, regarder la télévision ou s’adonner aux  jeux vidéo plutôt que de taper dans le ballon dans la cour ou nettoyer leur domicile, par exemple », explique un médecin. Et on sait que manger n’importe comment et ne pas avoir d’activités physiques, pas forcément de haut niveau, entraîne le surpoids. Lequel surpoids figure également parmi les facteurs à risques. 
A ces facteurs, il faut ajouter des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète. Un autre mal, qui s’immisce de plus en plus dans nos vies, peut aussi déboucher sur un accident vasculaire cérébral : le stress, qui a aussi un lien avec les problèmes de la vie. « Tu as beau faire le sport, manger sain, quand les problèmes te suivent au travail, en famille, tu ne peux plus rien. Le cœur peut lâcher à tout moment », lance un cadre d’entreprise. C’est pour cela qu’il est conseillé de surveiller ce qu’on mange, de faire un peu d’exercice et de consulter les spécialistes, notamment lors des campagnes comme la semaine nationale du cœur qui était rendue cette année à sa 11e édition en septembre dernier.
 

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