Responsive image

« Le besoin d’assistance sociale est important »

24 heures
Marie Christine NGONO | 05-12-2017 11:19

L'explication

Henri Nyambi III Dikosso, Directeur de la solidarité nationale au MINAS.

Qu’est-ce qui a motivé l’organisation de la semaine consacrée à la solidarité nationale et à l’entrepreneuriat social ?

Ce qui a motivé son organisation, c’est la nécessité qu’il y a d’offrir un cadre de concertation, de réflexion mais aussi de mobilisation de l’ensemble de la communauté, autour de la nécessaire solidarité en faveur des personnes socialement vulnérables. Ce qu’il faut noter, c’est que, selon les enquêtes camerounaises auprès des ménages, précisément la troisième enquête qui date de 2007, quatre Camerounais sur 10 sont pauvres. A partir de cet instant, il y a un besoin d’assistance sociale qui est important. Et le coût de la prise en charge de ce besoin là ne peut être couvert absolument par le budget des services sociaux. Il est donc nécessaire que le ministère des Affaires sociales, qui est en charge de la mise en œuvre de la solidarité nationale, aille rechercher au sein de la communauté tout ce qu’il peut y avoir comme ressources pour les additionner à celles que les pouvoirs publics peuvent mettre à disposition.

D’après-vous, pourquoi l’esprit de solidarité a-t-il reculé ?

L’esprit de solidarité n’a pas disparu. Nous continuons effectivement à manifester notre solidarité aux plus faibles et à ceux qui sont en besoin d’assistance de façon momentanée. A titre d’exemple, le président de la République a lancé un appel à la solidarité lorsque notre pays a été attaqué par les terroristes de Boko Haram. Vous avez vu l’élan de solidarité qui s’est manifesté sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, si vous regardez les médias et les réseaux sociaux, vous allez voir que chaque jour, il y a une action de solidarité qui est menée par une organisation non gouvernementale, une entreprise ou encore par des personnes morales visant à répondre aux besoins spécifiques d’une couche de population vulnérable.

Que faut-il faire pour donner un nouveau souffle à l’esprit de solidarité qu’on a connu dans le passé?

Il s’agit simplement d’éduquer les populations qui ne sont pas encore ouvertes à cette mise en œuvre de la solidarité. Et par ailleurs, voir comment agréger les coordonnées de l’ensemble de ces initiatives-là, pour qu’elles soient plus efficaces. A notre niveau, nous avons choisi trois axes. Le premier, c’est sensibiliser par les médias. Ensuite, il y a le partenariat que le ministère des Affaires sociales signe avec la société civile, les entreprises privées et les administrations publiques. La troisième chose, c’est l’entrepreneuriat social que le ministère promeut. Car en investissant pour la réinsertion sociale et économique des personnes
socialement vulnérables, on les rend autonomes et on leur permet de devenir aussi des producteurs.
 

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter