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Solidarité nationale: on peut mieux faire

24 heures
Assiatou NGAPOUT M. | 05-12-2017 11:23

Les Faits

Le lancement d’une semaine d’activités organisée par le MINAS en vue de venir en aide aux personnes vulnérables a lieu sur l’ensemble du territoire ce jour.

Une enquête réalisée auprès des ménages en 2007 par l’Institut national de la statistique (INS) concluait qu’au Cameroun quatre personnes sur dix étaient pauvres. Une pauvreté qui favorise l’évolution de la demande sociale en termes d’assistance.

Une analyse faite par l’INS au cours de la période 2006-2012 montrait un important déséquilibre entre le montant total des demandes d’assistance et celui des aides octroyées.

Le pourcentage des réponses aux appels à la solidarité était de 1%. Un taux extrêmement faible, pour soutenir et faciliter l’insertion socio-économique des populations socialement vulnérables.

Afin de trouver des réponses efficaces et durables à la demande sociale qui porte en même temps sur la satisfaction immédiate des besoins sociaux essentiels (se nourrir, se soigner, se loger, se vêtir, s’éduquer), le ministère des Affaires sociales (MINAS) a initié une semaine d’activités dédiée à la solidarité nationale et à l’entrepreneuriat social sur l’ensemble du territoire national.

Les activités qui ont débuté hier visent à sensibiliser et à susciter une participation collective de tous les maillons de la société camerounaise à l’effort de solidarité en faveur de l’inclusion socio-économique des personnes vulnérables (orphelins, personnes handicapées, malades chroniques, personnes âgées, victimes de guerre, etc.).

Car, d’après le ministre, Pauline Irène Nguene, « si rien n’est fait dans le sens d’une mobilisation communautaire en matière d’éducation à la solidarité nationale, nous risquons d’assister à une évolution continue des situations d’exclusion et de rejet des plus vulnérables. Toutes choses de nature à maintenir et à accroître la fracture sociale ».

Axée sur le thème : « Placer l’entrepreneuriat social et l’action sociale au service de la solidarité nationale », cette semaine veut promouvoir une nouvelle dynamique des œuvres sociales privées. Le but ultime étant d’encourager des associations, des Ong et des entreprises privées entre autres, à s’engager dans les actions de soutien à la prise en charge scolaire, sanitaire, alimentaire, psycho-sociale de cette couche de la population.

« L’entrepreneuriat social est l’ensemble des initiatives qui visent à investir les moyens dans la transformation des personnes socialement vulnérables en acteurs de croissance », a expliqué Henri Nyambi III Dikosso, directeur de la solidarité nationale au MINAS.

Dans cette optique, Pauline Irène Nguene a débuté la sensibilisation par les responsables des médias et des opérateurs de téléphonie mobile sur leur rôle et leur responsabilité dans l’éducation à la solidarité nationale. Ceci, afin de susciter la participation des acteurs du secteur de la communication à l’effort de solidarité en faveur de l’inclusion socio-économique des populations vulnérables.

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