Du concret

24 heures
Jean Marie NZEKOUE | 07-12-2017 06:11

Regard

Lancé il y a une décennie, le Contrat de désendettement et de développement (C2D) s’est affirmé au fil des ans comme la pierre angulaire de la coopération Cameroun/France, concernant notamment le développement économique et le progrès social.

Né dans le sillage de l’initiative pour  les pays pauvres très endettés, cette approche novatrice en matière de lutte contre la pauvreté répondait dès le départ au souci des deux partenaires de prolonger la dynamique de leur engagement réciproque au-delà du point d’achèvement.

Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le bilan de la mise en œuvre opérationnelle des deux premiers C2D signés en 2006 et 2011 avait déjà permis de faire le point sur les chantiers finalisés ou en cours dans la perspective du lancement du troisième contrat, en cours depuis 2016.

Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut d’ores et déjà relever que des projets concrets ont vu le jour en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie en milieu urbain comme dans les zones rurales.

Certains secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures urbaines et routières, ont déjà bénéficié des nombreux décaissements ayant permis l’amélioration de l’offre de service ou de la productivité.

La célébration du dixième anniversaire offre l’opportunité à toutes les parties prenantes de marquer une halte pour revisiter le parcours et apprécier, à leur juste mesure, les avancées notables déjà enregistrées ainsi que les insuffisances à corriger dans le sens de l’amélioration des performances dans la durée. Le bilan des investissements déjà réalisés est jugé globalement satisfaisant et parle de lui-même.

A travers des multiples réalisations dans les domaines variés. Sans être exhaustif, on peut néanmoins relever que toutes les parties s’accordent sur l’importance de la contribution du C2D dans l'accompagnement de l'économie camerounaise dont la grande résilience a été saluée face à la morosité de la conjoncture mondiale.

Malgré ses succès indéniables dans plusieurs secteurs, tout n’est pas parfait pour autant. Quelques évaluations cycliques ont mis par exemple en exergue des retards dans l’achèvement des travaux concernant les stratégies sectorielles de certains départements ministériels.

Les causes peuvent être liées principalement aux lenteurs administratives qui entravent la fluidité dans les procédures d’attribution des marchés ou de décaissement des fonds.

Avec pour conséquence le non-respect des délais contractuels. Alors que les premiers contrats de la troisième phase, dite de maturation ont déjà été signés, toutes les parties gagneraient à tirer les leçons des deux précédentes étapes pour apporter des correctifs nécessaires aux interventions à venir.
 

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