Responsive image

Un outil innovant de coopération

24 heures
Josy MAUGER | 07-12-2017 06:24

Le Contexte

En complément de l’initiative en faveur des Pays pauvres et très endettés (PPTE), la France s’est engagée à annuler la totalité de ses créances d’aide publique.

Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) est né de l’initiative en faveur des pays pauvres et très endettés, lancée sur proposition de la France en 1996.

Dans un souci de prolonger cette dynamique au-delà du point d’achèvement, la France a décidé en 1999, de créer les contrats de désendettement et de développement.

Ces contrats fixent d’un commun accord un montant de dette à rembourser par le pays bénéficiaire à la France. Chaque remboursement est ensuite directement restitué au pays sous la forme de subventions mobilisables pour l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

Les C2D sont des efforts réalisés en équipe créancier et débiteur dans leur lutte contre la pauvreté.

La politique du C2D a été lancée en 2001, concrétisant l’engagement bilatéral de la France d‘annuler les dettes des pays ayant atteint le point d‘achèvement de l’initiative « Pays pauvres très endettés» (PPTE).

Ce mécanisme de refinancement par dons des échéances remboursées dans le cadre de contrats de C2D couvre un montant total de dette supérieur à 5 milliards d‘euros ;

A ce jour, une trentaine de pays de cette forme d’aide innovante, ciblée et consensuelle. Parmi eux, le Cameroun figure en bonne place. Son premier C2D a été signé le 22 juin 2006. On note qu’il constitue à la fois un modèle et une référence en Afrique sub-saharienne, au regard des résultats atteints.

Par ailleurs, l’on observe que le C2D est le plus important programme d’annulation et de reconversion de dette extérieure mis en place par la France. Grâce à ce mécanisme innovant, le Cameroun investit pour son développement.

Les projets à financer sont établis selon les priorités du Document de stratégie pour la croissance l’emploi (DSCE) avec pour objectif d’améliorer durablement le quotidien des camerounais et de participer vers l’émergence 2035.

L’évaluation faite hier à Yaoundé, par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, en présence du  ministre de la Communication, Issa Tchoroma Bakaky a permis de faire le point sur ce qui a été fait 10 dernières années et de parler des perspectives.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

Désordre urbain: incorrigible Nkololoun

Regions
Mireille ONANA MEBENGA | 20-07-2018 12:30 | 0 0

Chaussées, trottoirs et terre-pleins restent occupés par des kiosques, des motos et étals divers.

Ils occupent trottoirs, chaussée et terre-plein, pour écouler leurs marchandises (produits frais vêtements, fruits et autres). Eux, ...
Lire la suite

Patrimoine: un héritage à rapatrier

Regions
Rita DIBA | 20-07-2018 12:30 | 0 0

Objectif de la présence des deux experts mandatés par le président français lundi à Douala.

Etudier les conditions de restitution définitive ou temporaire des objets de culte, d’arts et des documents africains encore en Fr ...
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter