A chacun ses responsabilités

24 heures
Simon Pierre ETOUNDI | 18-12-2017 05:30

Regerd

Le 2e forum tripartite Tchad-RCA-Cameroun sur la facilitation du transit des marchandises qui vient de s’achever dans la capitale tchadienne a présenté un tableau peu reluisant des activités de transit des ports camerounais -de Douala principalement-, vers les pays de l’Hinterland que sont le Tchad et la RCA.

Dans cette activité de transit, c’est le Cameroun qui est au cœur de tout, en tant que point d’arrivée des marchandises en direction du Tchad et de la RCA. Ce sont ses plateformes portuaires qui sont utilisées.

Et de Douala jusqu’à la frontière tchadienne ou centrafricaine, ce sont les infrastructures et les services camerounais qui sont mis à contribution. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Tchadiens et Centrafricains ne sont pas toujours satisfaits du niveau des prestations. A N’Djamena ils se sont exprimés librement sur la question.

Globalement, les tracasseries administratives et policières, les dysfonctionnements techniques dans le système de géolocalisation des marchandises, le coût des prestations, la vétusté de certaines installations etc. constituent l’éventail des griefs qui ont été faits au Cameroun par où débarquent et transitent les marchandises.

Selon les statistiques récentes du Port autonome de Douala (PAD), le volume des marchandises centrafricaines et tchadiennes qui transitent par le port de Douala au cours des trois dernières années, culmine de façon constante autour «du million de tonnes».

Même si ce trafic avec le Tchad et la RCA ne représente qu’une infime partie des opérations d’import-export réalisées au port de Douala notamment, il fait partie de l’ADN du PAD. Dans ces conditions les autorités camerounaises font tout le nécessaire pour contenter les partenaires tchadiens et centrafricains.

La catharsis à laquelle se sont soumis les principaux acteurs du transit des marchandises entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine a ainsi permis à chacun de prendre ses responsabilités pour l’avenir.

En attendant l’entrée en exploitation du port en eau profonde de Kribi qui ne devrait pas tarder, le port de Douala représente à lui tout seul plus de 90% de l’ensemble du trafic maritime dans le pays.

Les responsables du PAD ont donc pris l’engagement de s’employer pour faciliter les opérations commerciales aux acteurs du Tchad et de la RCA. Du reste, les procédures applicables dans le processus du commerce extérieur jugées d’incohérentes il y a quelques années encore ont été progressivement améliorées.

Dans le même ordre d’idées, les multiples intervenants administratifs dans la chaine de transport  qui l’avaient pervertie ont été réduits. Le port de Douala est aujourd’hui compétitif d’après ses gestionnaires.

Mais pour qu’il le demeure durablement et facilite les échanges avec la Centrafrique et le Tchad, une volonté politique affirmée des gouvernements camerounais, tchadien et centrafricain est souhaitable.

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