Accord sur l’essentiel

Presidential
Jean Francis BELIBI | 26-12-2017 08:45

Regard

Cinq jours ! C’est le temps qu’aura duré la visite officielle au Cameroun de la Très honorable Patricia Scotland QC, la secrétaire générale du Commonwealth, à l’invitation du président de la République, Paul Biya. Une visite officielle qui, en raison de la densité des échanges qu’elle a eus, a très vite pris des allures d’une visite de travail.

En effet, Patricia Scotland s’est entretenue au Palais de l’Unité mardi dernier avec le chef de l’Etat. Elle a ensuite rencontré les autres chefs des institutions camerounaises : président du Sénat, président de l’Assemblée nationale, Premier ministre, chef du gouvernement.

Elle a eu des séances de travail avec les responsables des institutions en charge de la gouvernance, un des aspects qui préoccupent le plus le Club des Gentlemen : président de la Commission nationale anti corruption, président de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés, président d’Elections Cameroon… Bien plus, contrairement au programme établi initialement, la Secrétaire générale du Commonwealth a pu, grâce à la sollicitude du président Paul Biya, se rendre sur le terrain.

Elle a pour cela choisi Buea dans la région du Sud-Ouest où elle a rencontré de nombreuses autres personnalités, dont des chefs traditionnels,des autorités religieuses, des jeunes et des femmes, des membres de la société civile. Il convient donc de relever que c’est dans une ambiance cordiale que s’est déroulé ce séjour, le premier au Cameroun pour celle qui est aux commandes de l’administration du Commonwealth depuis le 1er avril 2016.

Ce qu’il faut retenir tout de suite, c’est la convergence de vues qui s’est dégagée entre Patricia Scotland et ses interlocuteurs camerounais, en tête desquels le président de la République, Paul Biya avec qui elle a eu un long entretien au Palais de l’Unité suivi d’un déjeuner d’Etat offert en son honneur par le couple présidentiel camerounais.

Une convergence de vues sur le fait que le Cameroun doit rester uni et indivisible. En clair, le Cameroun et le Commonwealth ont dit « Non » aux sécessionnistes qui oeuvrent pour la partition de notre pays. Les deux parties sont par ailleurs d’accord sur la nécessité de mettre un terme aux assassinats qui touchent désormais les éléments des forces de défense et de sécurité.

Autre point de similitude dans l’analyse de la situation socio-politique au Cameroun entre la Secrétaire générale du Commonwealth et les autorités camerounaises : les solutions aux problèmes du Cameroun sont d’abord une affaire de Camerounais, même si le pays reste ouvert aux différents appuis que peuvent lui apporter les pays amis et les institutions internationales, à l’instar du Commonwealth qui, comme on a pu le constater, n’est pas venu au Cameroun dicter quelque conduite aux autorités camerounaises pour régler la situation que connaissent actuellement les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

En faisant le bilan de sa visite dans notre pays, avant son départ vendredi dernier, Patricia Scotland a suggéré un dialogue franc et inclusif entre les différents acteurs politiques et sociaux de notre pays dans le respect des dispositions de la Constitution camerounaise.

Une position qui rejoint celle de la majorité des Camerounais épris de paix et soucieux d’oeuvrer pour la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays dans le contexte que l’on connaît actuellement. En somme, la visite officielle de la Très honorable Patricia Scotland au Cameroun a permis à l’organisation qu’elle dirige et à notre pays de marquer leur accord sur les principaux points des discussions qui étaient inscrits à l’ordre du jour.

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