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Année scolaire: les enjeux du deuxième trimestre

24 heures
Marie Christine NGONO | 09-01-2018 08:05

Les faits

La reprise des cours est effective depuis hier. Les enseignants ont trois mois pour rehausser le niveau des élèves.

Coups de sifflet, sonneries, son de cloche. Cela fait exactement deux semaines que les élèves n’avaient plus entendu ces signaux rappelant le retour à l’école. C’est donc d’un pas pressé qu’ils se sont rendus massivement à la levée des couleurs dans leurs établissements respectifs hier, 8 janvier 2018, jour de rentrée du deuxième trimestre.

Dès 7 h, les chefs d’établissement étaient déjà à l’entrée des écoles pour accueillir les élèves. Surveillants et censeurs, parfois le fouet en main, rappellent la fin des congés et font place à la discipline.

Pour se rassurer de l’effectivité des cours, le ministre de l’Education de base, Youssouf Hadidja Alim, a fait à Yaoundé le tour de quelques écoles primaires, notamment l’école privée catholique de La Retraite, l’école publique franco-arabe, l’école publique les Sources et le groupe scolaire de Nkolbisson.

Le deuxième trimestre qui est relativement court sera un trimestre de défis que les chefs d’établissements se doivent de relever. En se référant au thème de l’année : «Les enseignements de seconde génération pour la formation des citoyens aptes à soutenir notre croissance économique », le proviseur du lycée de Biyem-Assi, André Fouda, a appelé ses jeunes concitoyens à se remettre en question et à se mettre résolument au travail.

« Le deuxième trimestre étant un trimestre relativement court, il y a de nombreuses interruptions de cours et il n’y aura pas de temps pour des activités extra-scolaires. Il faut se concentrer dès maintenant pour se rattraper et avoir de meilleures notes par rapport à celles qu’ils ont eues au premier trimestre », a souligné le proviseur.

Et pour améliorer ces notes, « nous comptons organiser les cours de remise à niveau, en motivant davantage les enseignants, en les sensibilisant à plus d’assiduité, d’ingéniosité et d’engagement dans l’encadrement des élèves », a-t-il poursuivi.

Même son de cloche au lycée Bilingue d’Etoug-Ebe. Le proviseur de l’établissement, Marie Madeleine Momha, en se félicitant du pourcentage de réussite (70%) obtenu au premier trimestre, envisage de faire mieux ce deuxième trimestre. « Depuis la rentrée du premier trimestre, nous nous sommes donné pour défi de respecter les ordres et les principes de la hiérarchie, et d’accompagner nos élèves pour un grand succès à la fin de l année », a-t-elle confié.

Et ce ne sont pas les instituteurs qui diront le contraire. A l’école publique d’Etoug-Ebe, la directrice Brunhilda Funkuin Komtanghi, ravie de la présence effective de ses écoliers, leur a demandé de travailler plus car cette deuxième partie de l’année résolument courte est autant décisive. Finis les congés. Il faut se réveiller et repartir à la conquête du savoir.

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