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Prêtres catholiques: les nouvelles exigences de la formation

24 heures
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 10-01-2018 11:43

Les faits

Réunis depuis lundi dans le cadre de leur 41e séminaire annuel, les évêques du Cameroun se penchent sur le sujet.

A la question de savoir comment est née la vocation de la prêtrise chez certains ou d’être serviteur de Jésus- Christ, bon nombre répondent en choeur : c’est l’appel de Dieu. « C’est depuis l’enfance que j’ai senti le désir de servir le Seigneur parce que j’ai vu mes parents répandre de l’amour autour de nous.

Nous étions une famille chrétienne et les prières alimentaient notre quotidien. Ma soif de plénitude et de complétude de vie a triomphé. Dieu ne trompe pas, mais c’est nous qui nous trompons », confie Mgr Joseph-Marie Ndi Okalla, évêque de Mbalmayo.

Tout comme lui, l’Abbé Alphonse Daniel Esseyi, père spirituel au grand séminaire de Nkolbisson se souvient : « Tout est parti de l’ordination de l’Abbé Zock à Rim à laquelle j’avais assisté. J’avais alors 11 ans. Un peu turbulent, j’ai senti que c’était ma voie. Puis j’ai choisi d’entrer au petit séminaire qui m’a conduit au grand séminaire pour être ordonné en 2006 ».

A côté des choix personnels des uns, certains y arrivent par contrainte. « Vous entendrez certains parents dire à leur enfant : j’ai décidé que tu sois prêtre. Et cet enfant dont la décision est portée par ses géniteurs devient celui qui obtient toutes les faveurs. Du coup, il se prend la tête et se laisse aller à certains dérapages qu’on observe chez d’autres aujourd’hui.

Tout simplement parce que la vocation a été forcée », relève un formateur. Pour remédier à certains dérapages, les évêques du Cameroun, réunis dans le cadre de leur 41e séminaire annuel planchent depuis lundi sur le thème : « Le don de la vocation presbytérale » ou « Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis. » Dans ce document, le Pape François propose un parcours de qualité pour la formation de ceux qui reçoivent ce don de la vocation déposé, par Dieu dans le coeur de certains hommes.

Désormais, dans les petits séminaires où commence la phase d’initiation, les formateurs dans le cheminement vocationnel devront considérer la dynamique de la croissance personnelle en tenant compte de l’âge, de la sincérité et la loyauté envers soi-même et les autres, le développement harmonieux de l’affectivité de celui qui répond à l’appel de Dieu.

« Le pape François rappelle qu’un serviteur doit être en santé, équilibré, capable de fonder une famille mais y renonce pour servir Dieu », rappelle Mgr Joseph-Marie Ndi Okalla. Ce document précise que les formateurs doivent comprendre les exigences de l’âge des petits séminaristes, tout en comptant sur la collaboration des parents. Pour les vocations tardives, il appartiendra aux conférences épiscopales d’édicter des normes spécifiques adaptées à chaque contexte national.

Il s’agit pour le séminariste de « sortir de lui-même » pour aller dans le Christ, vers le Père et les autres, le projet éducatif doit aider les séminaristes à rapporter au Christ tous les aspects de leur personnalité. Pour réaliser une formation intégrale du candidat, il est nécessaire de réfléchir théologiquement à l’identité du prêtre.

Cette formation, la discipline de leur caractère et la solide maturité physique, psychoaffective et sociale qui leur est demandée passera par l’exercice physique et sportif, à l’éducation à un style de vie équilibrée.

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