Une question de planification

24 heures
Yvette MBASSI-BIKELE | 12-01-2018 11:18

Regard

L’atmosphère sociale dans le pays aujourd’hui, quelques jours seulement après les fêtes, tranche nettement avec l’effervescence observée un peu partout en fin d’année dernière. Une période pendant laquelle, pères et mères de famille, avec des revenus fixes ou pas, et autres jeunes cadres ont follement dépensé. Investissant dans l’utile, l’agréable. Mais le futile aussi.

Après ces agapes et excès en tous genres, le réveil est parfois douloureux. Du coup, janvier rime avec disette. Dans les marchés et les magasins où l’on se marchait encore sur les orteils en décembre, les commerçants se tournent les pouces. Les clients ont disparu avec les fêtes.

Dans les chaumières, les tensions de trésorerie manquent souvent de peu de faire voler les familles en éclats. Pour maintenir la tête hors de l’eau, relativement aux dépenses incompressibles dont les tranches de scolarité, le transport, le loyer, la ration alimentaire quotidienne, d’aucuns sont obligés de se séparer de leurs biens.

D’où la « liquidation » de nombre de véhicules et de parcelles de terrains en ce moment. Pourtant, avec un peu d’organisation et en étant raisonnable, l’on peut éviter d’en arriver là. C’est que chaque année, ce sont les mêmes fêtes, avec les mêmes corollaires et folies : poulets, poissons, boissons, vêtements, chaussures, jouets achetés en grand nombre.

Parfois, certains aliments finissent à la poubelle. Et dès les premiers jours de janvier, l’on tire le diable par la queue. Le passé devrait pourtant servir de leçon et aider à mieux préparer le mois de janvier réputé long et sec. Pourquoi ne pas acheter uniquement ce que l’on est certain de consommer et ce dont on a réellement besoin ?

Quand bien même l’on aurait fait des folies en termes de nourriture, il est toujours possible de conserver les restes dans le congélateur pour les mauvais jours. D’où vient-il que l’on mange et boive comme si c’était la fin du monde, oubliant les lendemains ?

Pourquoi ne pas serrer un peu d’argent de côté, sachant bien que l’on ne saurait échapper au bailleur et autres chefs d’établissements scolaires, de manière à s’éviter les humiliations ? C’est aussi cela faire preuve de sagesse et de responsabilité.

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