« Une réalité récurrente »

24 heures
Jeanine FANKAM | 12-01-2018 11:27

L'explication

Dr. Henri Tedongmo Teko, sociologue, Université de Yaoundé 1

Le mois de janvier demeure un mois difficile pour les ménages. Pourquoi l’expérience n’assagit-elle pas, car d’année en année, ce sont les mêmes complaintes…

La gestion du mois de janvier constitue effectivement pour plusieurs familles une équation difficile à résoudre. C’est une réalité récurrente qui révèle les difficultés auxquelles les ménages font face au lendemain des fêtes de fin d’année. Cependant, la récurrence de cette réalité a contribué à l’émergence des stratégies de survie devenues elles aussi récurrentes au mois de janvier. Ce mois devient dès lors, la période par excellence de l’expression des dynamiques sociales de survie dans nos sociétés.

La fin d’année doit-elle forcément être festive ?

On ne peut appréhender les difficultés financières des ménages au mois de janvier sans les inscrire dans la dynamique existentielle de construction du bonheur qui anime les choix et les quantités des dépenses au mois de décembre. La période des fêtes de fin d’année est plus qu’une simple période de grande consommation et de dépenses qui, a priori, semble relever de l’irrationalité. Il faut en effet aller au-delà des regrets et des plaintes exprimés par les uns et les autres au mois de janvier pour saisir les subtilités axiologiques de cette mise en scène. À travers les sollicitations de fin d’année, s’expriment des logiques de réjouissance et de partage. Ces logiques sont en voie de disparition dans nos sociétés de plus en plus tournées vers l’individualisme et, les fêtes de fin d’année deviennent l’occasion de les revivre, à défaut de les reconstruire de manière durable.

Y a-t-il une recette pour mieux envisager son mois de janvier ?

Il est difficile de proposer une recette miracle puisque les difficultés du mois de janvier sont différemment vécues par les familles. Les familles principalement affectées sont celles dont les revenus sont assurés par des salariés qui ne comptent que sur le salaire de la fin du mois pour assurer leurs charges financières. De même, le niveau relativement faible des salaires et le coût de plus en plus élevé de la vie rendent difficile une planification qui consisterait à réduire les dépenses au mois de décembre ou à épargner de l’argent pour gérer le mois de janvier.

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