«Nous avons environ 3 300 hectares aménagés»

Economie
Aïcha NSANGOU | 12-01-2018 11:53

Martial Nkoulou , Coordinateur du Paija.

Comment se déroule la sélection des bénéficiaires du Paija ?

Maintenant que l’appel à candidatures est lancé, la deuxième phase va consister au recueillement des dossiers au niveau des services déconcentrés du Minader. Les délégués régionaux feront ensuite une compilation à leur niveau pour nous envoyer les demandes. Le comité national va ensuite les analyser pour sortir la liste des bénéficiaires sur la base de la cagnotte qui est disponible.

Quel bilan peut-on faire du Paija, une dizaine d’années après sa mise sur pied?

Nous accompagnons les jeunes diplômés à l’installation contrairement aux jeunes qui sont aménagés sur les sites de l’Etat qui n’ont pas cette contrainte d’être formés. Le Minader a 36 écoles où nous formons environ 1600 techniciens et ingénieurs par an, et certains choisissent de s’installer. Il faut préciser que la cible ce sont des jeunes qui sont déjà en phase de production. S’agissant des sites aménagés par l’Etat, à la phase pilote en 2008, nous avons lancé avec deux sites. Actuellement nous sommes à 11 sites, sur huit régions. L’Extrême-Nord et le Nord n’ont pas encore de sites parce qu’on n’arrive pas à sédentariser les jeunes tout le long de l’année à cause de la pluviométrie. Nous avons à peu près 3300 hectares de cultures sur ces sites aménagés par l’Etat. 600 jeunes y sont accompagnés dans la production. On doit créer des routes, des champs, des habitats et les structures qui accompagnent le jeune dans sa sédentarisation. C’est pour cela que c’est coûteux pour nous d’installer les jeunes sur les sites aménagés par l’Etat. Des études révèlent que pour accompagner un jeune à son installation complète, il faut à peu près 15 millions de F. Nous avons 3500 jeunes regroupés en Gic et porteurs de projets qui ont bénéficié de l’accompagnement sur des sites propres et ils ont pu bénéficier d’un financement minimal d’un million de F. Pour les jeunes qualifiés, le bilan est de 300 jeunes diplômés.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez?

Nous n’avons pas assez de moyens financiers. Sur un financement d’à peu près 22 millions de F au départ pour quatre ans, nous sommes à presque dix ans de fonctionnement. Nous n’avons pas encore atteint les 7 ou 8 milliards de F et ça nous empêche de dessiner tout ce que nous devons faire. Nous n’avons pas beaucoup de financements parce que c’est un programme qui est financé sur Bip. Il faut aussi penser à la mise en place des structures de pérennisation du projet. Une grosse réflexion doit également être faite sur l’accompagnement des jeunes qui de plus en plus demandent des appuis

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