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Chemin de fer Ngaoundéré- N’Djamena: les études de faisabilité bientôt sur les rails

Economie
Félicité BAHANE N. | 17-01-2018 09:23

Les ministres en charge des transports du Cameroun et du Tchad ont coprésidé hier le 16 janvier 2018 à Yaoundé, la 4e session du comité ferroviaire visant à relier les deux pays.

Adoum Younousmi, ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Aviation civile de la République du Tchad est en visite de travail au Cameroun. C’est dans le cadre de la 4e session de la Commission ferroviaire (Comifer) Cameroun-Tchad, dont il est co-président, avec Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports de la République du Cameroun.

Hier mardi, 16 janvier 2018 à Yaoundé, les deux personnalités ont effectivement dirigé les travaux de la 4e session du Comifer, dont l’objectif majeur était la finalisation des diligences relatives au recrutement du consultant appelé à réaliser les études de faisabilité du chemin de fer Ngaoundéré-N’Djamena.

Il était également question de recruter un assistant à la maîtrise d’ouvrage. Les travaux de Yaoundé ont par ailleurs porté sur la mise en place des organes de pilotage, de suivi et de gestion technique et opérationnelle des études.

Dernier point à l’ordre du jour, l’élaboration du programme d’activités et l’adoption du budget de la Comifer Cameroun- Tchad. Sur les acquis, Edgard Alain Mebe Ngo’o explique qu’au terme des trois premières sessions de la Comifer, des avancées significatives ont été enregistrées.

Notamment la validation des termes de référence des études de faisabilité du projet d’extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad ; la saisine par requête conjointe, de la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement de ces études de faisabilité et surtout, l’approbation par le conseil d’administration de la BAD, de la proposition d’un accord de financement sous forme de don à la République du Tchad et de prêt au Cameroun, pour la réalisation de ladite étude, l’assistance technique et la gestion du projet.

Sur l’importance du chemin de fer transfrontalier, le ministre tchadien indique que c’est un projet emblématique pour les deux pays. « Le Cameroun et le Tchad sont les deux pays les plus intégrés de la CEMAC, en termes de réseaux routier, électrique et téléphonique, mais aussi du pipeline pétrolier.

Aujourd’hui, on travaille à s’interconnecter à partir du réseau ferroviaire, qui est important pour le développement d’un pays enclavé comme le Tchad. Avoir le train de N’Djamena à Douala, notre port principal, c’est un défi majeur », assure Adoum Younousmi.

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