Cameroon-Tribune

En finir avec l’arbitraire

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 17-01-2018 09:51

Regard

L’affaire est certainement mal tombée. En cette période où les populations conjurent péniblement ce « long » mois de janvier, ces quittances «surfacturées «par l’entreprise de distribution d’eau constituent une pilule très amère. Comme par hasard, cette situation intervient presque toujours au moment où les coupures d’eau redoublent d’intensité.

Il devient difficile pour l’abonné assommé par ces perturbations quasi permanentes de comprendre les explications parfois absconses que lui fournissent les responsables en charge de ce secteur. Dans l’optique de réduire les plaintes des abonnés, la compagnie en charge de la distribution d’eau doit dresser un diagnostic sérieux de ce phénomène qui cause de sérieux préjudices aux usagers.

Pour atténuer par exemple les récriminations des abonnés, il y a lieu de leur offrir des voies de recours. Ainsi, lorsque le consommateur reçoit une facture d'eau trop élevée, il lui est loisible de la contester et de demander une enquête au service de distribution de l'eau pour vérifier l'exactitude du compteur.

Dans la plupart des cas hélas, un mur d’incompréhension s’érige entre les deux parties. Les usagers sont confrontés en permanence à l’absence d’écoute de la part des agents de ladite entreprise. Pire, le mépris et la désinvolture semblent avoir été adoptés comme outils de gestion courante des litiges.

Les longues heures d’attente devant les guichets ou la lente intervention pour des réparations en font le reste. Curieusement, lorsque l’occasion lui est donnée, l’entreprise ne se prive pas d’infliger des pénalités aux abonnés lorsque ceux-ci venaient à payer avec un certain retard leurs factures.

Faudra-t-il comprendre en guise d’hypothèse que la fin annoncée du contrat d’affermage de la CDE pour le mois de mai prochain y est pour quelque chose ? Même s’il est prématuré d’y répondre par l’affirmative, le comportement des agents de cette structure à qui l’Etat a délégué une mission de service public est à déplorer.

Il y a lieu de repréciser que la responsabilité du service public de l’eau incombe à l’Etat même si ce dernier le délègue à une entreprise privée par le biais du contrat d’affermage, comme c’est le cas actuellement.

Cette concession ne prive la puissance publique de son droit de regard dans la qualité du service rendu aux populations. La récurrence du phénomène de surfacturation des consommations d’eau à l’origine de la grogne des usagers interpelle donc les pouvoirs publics.

Point besoin de rappeler l’importance de l’eau dans la vie des ménages, des administrations et des structures industrielles. En plus de veiller sur la qualité d’eau servie aux populations, les structures concernées doivent oeuvrer pour mettre fin au règne de l’arbitraire dans la facturation du coût de l’eau.

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