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« Les surfacturations décriées sont des cas ponctuels »

24 heures
Michèle FOGANG | 17-01-2018 09:51

L'explication 

Felix Zogo Manga, directeur régional Yaoundé agglomération de la CDE.

M. le directeur régional certains de vos abonnés ont vu leur facture croître ces derniers temps passant du simple au triple parfois plus. Qu’est ce qui justifie cette surfacturation ?

S’agissant de la facturation, je dois avouer que pour le moment nous n’avons pas de signal particulier. A notre niveau, nous faisons plus une gestion de grande masse. S’agissant des grandes masses, au mois d’octobre, nous avons vendu à Yaoundé 3,12 millions de m 3 pour un montant de 1,127 milliard de F. En novembre, nous avons vendu en volume d’eau 3 millions de m3 qui correspondent à 1,12 milliard de F et en décembre pour 3,10 millions de m3 correspondant à 1,12 milliard de F. Donc sur les trois derniers mois, nous n’avons pas eu de changement particulier. Nous n’avons pas connu une quelconque fluctuation. Ce qui, d’emblée, fait penser que les surfacturations décriées ici sont des cas ponctuels.

Comment se déroule le processus de facturation de la consommation ?

La facturation se fait sur la base des indexes. Nos agents passent mensuellement chez nos abonnés pour relever ce qu’ils ont consommé. Cet exercice se passe entre le 1er et le 15e jour du mois. Et ça nous laisse 15 jours pour la saisie de ces indexes et tout le traitement qui est fait en back office. Il peut arriver que l’agent n’ait pas accès au compteur pour plusieurs raisons. Dans de pareils cas, il doit le signaler dans son carnet. Il repasse encore deux fois au maximum et au cas où il n’a toujours pas accès au compteur, nous nous fions à notre logiciel. Des erreurs peuvent survenir comme la fatigue de l’agent et des erreurs sur des chiffres de la part du logiciel. Nous avons des marges de tolérance au-delà desquels ça devient une faute. Si un agent doit par exemple relever 1000 compteurs, il ne doit pas faire plus de 2 millièmes d’erreurs. C’est-dire-que sur 1000 compteurs, on lui tolère juste deux erreurs.

Qu’est-ce qui peut justifier un phénomène de surfacturation ?

Le mois de décembre a été marqué par deux temps forts. Les fêtes de fin d’année ponctuées d’intenses célébrations et l’entrée en période de rationnement dans laquelle nous sommes entrés depuis le 6 décembre. C’est une période assez difficile durant laquelle nous appelons le client à plus de prudence dans l’utilisation de ses robinets. Quand il n y a pas d’eau, il doit avoir reflexe de les fermer. Parce que nous sommes rentrés en étiage sévère et les besoins de la ville ont triplé, avec les ressources qui sont restées les mêmes. Donc, sensiblement 150 000 m 3 d’eau par jour à plus de 300 000 m3. Conséquence, nous avons mis en oeuvre un plan de rationnement ou ceux des abonnés qui avaient de l’eau en saison de pluie en longueur de journée, en reçoivent une à deux fois sur la même période. Si leurs robinets restent ouverts pendant leur tour d’approvisionnement et ils sont absents, leur compteur va tourner et l’agent va facturer sans qu’ils n’en aient jouit.

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