Cameroon-Tribune

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Chansons contre le mariage précoce

Culture
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 22-01-2018 10:16

Sally Nyolo et Pamela Badjogo étaient en spectacle à l’Institut français Cameroun (IFC) samedi dernier à Yaoundé.

Des rythmes et des voix pour dire non au mariage précoce samedi dernier à l’IFC de Yaoundé. Lorsque Sally Nyolo est annoncée sur le podium, c’est le branle-bas. Pour faire fusion avec son public, elle commence par le titre « Toi et moi ».

En phase, la chanteuse de bikutsi continue avec « Kilimandjaro » en la langue de Shakespeare avec pour ambition d’encourager les hommes et les femmes à travailler ensemble pour le bien de l’humanité. « L’enfant ne vient pas au monde seul », dit-elle en guise de rappel.

Pour donner le tempo, elle enchaîne avec « One tegue sì, ma tegue yop – Tu es sans terre, je suis sans ciel – One tegue minga, ma tegue nyòm – Tu es sans femme (ou sans épouse), Je suis sans homme (ou sans époux).., une chanson aussi douce à fredonner.

Dans cette ambiance surchauffée, l’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef pour clôturer son show demande à toute la salle de se lever comme un seul homme pour frapper le sol des pieds. Un peu comme le faisaient les femmes, précurseurs du bikutsi au temps des ancêtres. Une manière pour l’artiste et ses fans de conjurer l’esprit du mariage précoce avec, le morceau « Semengue ».

Dans ce combat, Sally Nyolo n’est pas seule. C’est un fléau qu’on retrouve dans tous les pays du monde. Et pour la soutenir sur scène la chanteuse gabonaise, Pamela Badjogo. Loin d’être des féministes, elles ont uni leur répertoire musical pour condamner ce type de mariage.

Un public qui reprenait en chœur certains refrains comme pour approuver ce combat engagé. « Je dis non à cette condition. Je suis le fruit de mes ambitions. Je veux  aller plus loin que mon adolescence », pouvait-on écouter dans le refrain de la tragédie musicale dédié au mariage des enfants. « Nous avons vu ça partout dans le monde. Réfléchissons ensemble pour l’éradiquer. Nous menons le même combat », ont confessé les deux artistes.

Dans un blues comme dans une berceuse, Pamela Badjogo, finaliste du prix RFI a fait fi des rythmes pour  rendre hommage à toutes les femmes. Comment oublier ces hommes qui encouragent leurs compagnes, amies et sœurs dans leurs responsabilités respectives.

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