Cameroon-Tribune

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Dévastatrice grippe aviaire

24 heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM | 24-01-2018 12:00

 Le contexte

L’épizootie a entraîné l’abattage de dizaines de milliers de poulets et des pertes économiques chiffrées en milliards de francs.

Entre 2016 et 2017, l’épizootie de grippe aviaire a ravagé de nombreux cheptels avicoles à travers le pays et davantage dans la région de l’Ouest, considérée comme le bassin de production le plus important du pays (environ 60% des pondeuses et près de 80% de poulets et d’œufs consommés au Cameroun y sont produits).

Du fait de la maladie, des dizaines de milliers de poulets ont été abattus, chaque fois qu’un foyer de propagation du virus H1N5 était découvert dans l’une des cinq régions concernées.

Il faut dire qu’en moins d’un an, la région de l’Ouest a connu trois épisodes de cette épizootie. Une situation qui a causé un grand tort aux aviculteurs. En effet, au sortir de la première épizootie de mai 2016, partie de Yaoundé pour atteindre les zones de production de la bonne chair blanche, les producteurs avaient annoncé des pertes de l’ordre de 16 milliards de francs.

Mais au final, l’ensemble des acteurs de la filière chiffre les pertes à environ 66 milliards de F, sinon plus.

Dans ces pertes, il faut voir, outre les cheptels avicoles détruits, tout le matériel qui permet de tenir une ferme (mangeoires, abreuvoirs, aliments, etc.).  Même les œufs issus des fermes contaminées n’ont pas été  épargnés.

Au point où producteurs et commerçants n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer. Surtout qu’après les destructions massives, il leur était officiellement interdit de produire et de vendre ces denrées pourtant prisées.

D’ailleurs, la région avait été carrément mise en quarantaine, pour éviter toute nouvelle contamination. Au sein de la région, même le commerce des produits de l’aviculture était interdit, bien que les acteurs le faisaient clandestinement pour pouvoir joindre les deux bouts.

Cette filière qui contribue pour 1% au produit intérieur brut (PIB) du Cameroun et couvre pour 14% les besoins de la population en protéines animales a donc subi un grand choc. Certains  diront même que le secteur a été au bord de l’agonie.

Au point où l’interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) avait sollicité, afin de pouvoir approvisionner le marché national pendant les fêtes de fin d’année, un appui financier de l’Etat.

Notamment pour acquérir deux millions de poussins, des produits phytosanitaires pour 450 millions de F et 20 000 tonnes de maïs.

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