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Valorisation des déchets électriques et électroniques: les bonnes ondes franco-camerounaises

Regions
Rita DIBA | 26-01-2018 09:32

 Une convention signée mardi entre la Cud et la Guilde européenne du Raid pour la mise en œuvre du projet WEEECAM.

La Communauté urbaine de Douala et la Guilde européenne du Raid, une Ong française, ont signé mardi 23 janvier 2018 une convention de partenariat pour la mise en œuvre du projet de filière durable de valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques, dénommé Weeecam.

Un projet de 4 milliards F dans les villes de Douala et Yaoundé, pour une convention d’une durée de cinq ans en deux phases. Objectif : traiter 5000 t de déchets recyclés par an, dont 3900t localement. La cérémonie pour Douala s’est tenue dans la salle des Actes de la Cud, en présence notamment de S.E. Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun.

Le chef de la diplomatie hexagonale sur le triangle national définira d’ailleurs en des mots simples le bienfondé de Weeecam, dont le principal financeur est le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (Ffem) : « C’est un projet ambitieux, important et nécessaire (…) une coopération exceptionnelle qui bénéficie aux citoyens (…) Les Camerounais et les gens de Douala, appuyés sur le pôle technologique de Buea, ont parfaitement pris le virage numérique et ça engendre des déchets importants. Il est de notre devoir de les traiter. Notre défi est de rendre ces déchets moins dangereux d’une part et d’autre part de leur donner une nouvelle vie. »

Selon les termes de la convention, le projet aura pour but entre autres l’installation d’un système de collecte et pré-collecte à grande échelle en zone urbaine, la mise en place d’une unité semi-industrielle de traitement durable des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E), le renforcement du cadre institutionnel existant.

Et Olivier Allard, délégué général de la Guilde et signataire pour l’Ong française, a rappelé que l’objectif du projet était de mettre en place une filière soutenable et reproductible de collecte et traitement à grande échelle des D3E dans les agglomérations de Douala et Yaoundé. Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Cud, représentant de la partie camerounaise, a pour sa part rappelé la nécessité pour sa cité d’être « une ville pilote en matière d’environnement en lien avec le projet Douala, ville durable. »

En termes de retombées par exemple, à côté des aspects lutte contre la pollution et préservation de l’environnement, on peut retenir le soutien à l’économie locale en générant de l’emploi social et solidaire non délocalisable, l’amélioration des conditions de vie des citoyens et des acteurs du secteur informel du recyclage.
 

 

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