« L’Upc est proche de la population »

Politique
Alexandra TCHUILEU N. | 26-01-2018 10:28

 Habiba Issa, Présidente du bureau directeur de l’Union des populations du Cameroun (Upc).

Depuis le 15 janvier, le nouveau bureau directeur élu de l’Upc effectue des descentes sur le terrain. Une première pour ce bureau élu. Quel est l’objectif de cette tournée ?

L’objectif de cette tournée entamée par Matomb est de sensibiliser nos militants, de leur réitérer  notre confiance, de leur donner le courage et la motivation de travailler davantage pour les échéances de 2018. A Matomb, l’Upc a la mairie. Quand les militants constatent que la direction est là, c’est encourageant. Sur le terrain, la population était mobilisée en masse.

Dans la région du Centre, avez-vous l’intention d’aller au-delà de votre fief qu’est le Nyong-et-Kellé ?

Nous avons commencé par ceux qui nous ont fait confiance depuis le début. Nous ne pouvions pas les laisser. Mais tout le Cameroun entier est concerné. Nous avons un calendrier de descente dans les dix régions. Je suis davantage axée sur le grand Nord parce que cette zone constitue un électorat important. J’y travaille depuis plusieurs années. Nous aspirons donc à travailler avec les autres régions.

A l’approche d’échéances électorales, quelle stratégie comptez-vous mettre sur pied pour vous déployer ?

Dans les zones acquises, les militants savent ce qu’ils ont à faire. Ils doivent redoubler d’effort pour avoir plus. Hors mis la mairie, on vise les législatives, les sénatoriales et les régionales. Dans les autres régions, la stratégie consiste à travailler avec les jeunes et les femmes pour faire du porte-à-porte, les sensibiliser, leur montrer le logo du parti, leur partager l’histoire du parti. Nous veillons également à ce qu’ils aient des cartes d’électeurs. Dans certaines régions, j’ai contacté les femmes qui font des matières telles que le savon, l’eau de javel ou la teinture. Elles viennent partager leur savoir-faire avec les autres femmes des zones reculées pour apprendre l’autonomie économique. Quant aux jeunes, nous les formons en bureautique et les encourageons à faire du sport. J’ai créé les clubs de la JDC (Jeunesse démocratique du Cameroun) à Garoua, Maroua, Ngaoundéré, Douala, en gestation à Ebolowa et à l’Est. Nous allons aussi beaucoup vers les conducteurs de moto taxis pour les aider à régulariser leur situation. Autant de stratégies pour que la population comprenne que l’UPC est proche d’elle.
 

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